SCÈNE VIII
Les Mêmes, TÉRÉSITA.
TÉRÉSITA
Pardon si je vous dérange... (Saluant Giafferri.) Monseigneur!... (A ton pire.) Voici une lettre qu'un courrier apporte à l'instant même.
la marquise, qui a regardé la suscription.
Des nouvelles d’Espagne... peut-être une lettre de mon pcrc 1
le marquis, au Comte.
Vous permettez, comte Giafferri?
Le Comte remonte la scène. Térésita se rapproche de sa mère, le Marquis lit à l’écart.
TÉRÉSITA
Ma mère.. .je devine... je sais pourquoi le comte Giafferri est ici... mais au nom du ciel, tandis qu'il en est temps encore, opposez-vous à ce que l'on fasse le malheur éternel de votre fille.
BÉATRIX
Que dis-tu... le comte GiafTerri...
GIAFFERRI, à part.
Mon noml
TÉRÉSITA
le le hais... et j'en aime un autre.
BÉATRIX
Malheureuse enfant... tais-toi , tais-toi !
GIAEFEnRi, ci part.
Que disent-elles donc?... l'accueil glacé de fa mère et de Térésita... je comprends, on voudrait m’éloigner...
IB marquis, d r>éatrix.
Ce sont en effet dos nouvelles de votre per e... des nouvelles importantes même.
béate ne.
Ciel ! sa santé serait-elle plus gravement altérée? Oh! répondez!
le marquis.
Rassurez-vous je vous communiquerai ces
dépêches... plus tard...
GIAFFEERI.
Comment doncl mais je vous laisse... le plus grand plaisir que vous me puissiez faire, cest d'agir librement avec moi. J'ai moi-même quelques ordres à donner... à tout à l'heure... (Saluant la Marquise. ) Madame... signora... (A pari.) A Piélro, maintenant. Oh! il ne sera pas dit que la fortune m’échappera ici pour la seconde fois. {Haut.) A bientôt, monsieur le marquis, à bientôt...
II sort. Le Marquis remonte le théâtre pour l'accompagner. térésita, bas, à ta mire.
O ma mère 1 ne m’abandonnez pas, ou bien je mourrai do désespoir.
BÉATRIX
Calme toi, et prends courage... j’avais déjà lu dans ton cœur... et si je puis...
TÉRÉSITA
O ! ma mère 1 que de bonté !...
le marquis, revenant à Térétita.
Térésita, veuillez me laisser avec votre mère.
BÉATRIX
Va, va, mon enfant.
Térésita sort.