GIAFFERRI, GHISONI, BÉATRIX, TÉRÉSITA
Monseigneur, cédant aux instances de ma fille, je suis venue jusqu’ici avec elle, à travers les dangers de la révolte, pour vous demander si Léontio existe encore, si la lettre de Térésita n’est pas arrivée trop tard.
LE COMTE
Rassurez-vous, madame... Léontio existe... Il sera mis en liberté awsitét que les événements me permettront de demander sa grâce, que je suis sûr d’obtenir.
TÉRÉSITA
Sa grâce ! Ah ! Dieu soit béni !... (A Giafferri.) Mais, monseigneur, ncpouvez-vousadoucir sa captivité, lui faire êterscs chaînes, le laisser libre dans la forteresse?... (A part ) Si je pouvais lui parler !
GIAFFERRI
Signora, je voudrais vous prouver mon empressement à vous complaire; mais Léontio consentira t-il à accepter de moi la liberté que je vais lui offrir?
BÉATRIX
Eh bien, laissez-moi pénétrer jusqu’à lui... Oui, ma fille, c’est à moi de le voir, de lui parler, de le convaincre, enfin !
GIAFFERRI. à part.
A merveille!... (Haut.) Eh bien, madame, je vais donner l’ordre qu’on vous introduise auprès de lui... Mais en exécutant ainsi vos désirs, puis-je compter, signora, que vous-mème vous serez fidèle a votre parole?
Ah! pouvez-vous douter, monseigneur?...
TÉRÉSITA
Qu’il vive, et je tiendrai mon serment.
Gitfferri remonta vers le fond et donne des ordres à Ghi-
soni. Pendant ce temps, Beatrix est à l’avant-scène
avec sa fille.
BÉATRIX
Console-toi, il sera libre... El pourtant, s’il était coupable !
TÉRÉSITA
Coupable ! lui, ma mère ! Oh ! c’est impossible !
BÉATRIX
Songe donc qu’un jugemenl infâme l’a condamné... songe au malheur d’un mariage avec, cet homme.
Elle désigne Giafferri.
TÉRÉSITA
O ma mère! laisse-moi mon courage! Le sau ver d’abord, et puis le reste... ah! Dieu nous l’inspirera!...
GIAFFERRI, à Béatrix.
Mes ordres sont donnés. Vous pouvez venir, madame.
béatrix d sa fille.
Rassure-toi, mon enfant. (A Giafferri.) Me voici, monseigneur.
giafferri , à part.
Oh! je ne les perdrai pas de vue!...
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