SCÈNE VII
TÉRÉSITA, puis PIËTRO, qui est revenu se coucher sur la paille.
TÉRÉSITA
Qu’il »i»e, mon I)iou! et je ne regretterai pas mon malheur!... Ciel ! Piétro! ...
métro, riant avec idiotisme.
Oui, moi ! Ha! ha I
TÉRÉSITA
Toi ici prisonnier ! Ah! oui, et j’avais oublié!,., c’est en voulant défendre Léontio que le comte l'a fait saisir. Pauvre Piélro! j'obtiendrai ta grâce- (Voyant une lettre dans la main de Pfétro.jMais qu’a-t-il donc là dans la main’ Cct écrit, pour moi?
PIÉTRO
Oui, oui.
TÉRÉSITA
De Léontio, peut-être! Donne, donno. Ce n’est pas son écriture !...Ce pauvre fou ne se trompe-t-il pas T... Pour moi T...
PIÉTRO, riant.
Pour vous- Ha! ha ' ha !
Eh bien, n’importe! lisons. Que vois-je! cette signature d'Alphonse deCastellarc!-,. Qu ai-je lu! quel bonheur! achevons!... Ah! grand Dieu!... Piétro! qui l a donné cette lettre T... Piélro, réponds, réponds-moi. Il ne me comprend plus !... Ah! malheur! et ne pouvoir apprendre... Mais 1 c’est un rêve affreux ! Oh! non! voici la lettre, la
L’AUBERGÊ DE LA MADONE
lettre fatale! Ahî c'est la réalité!... « A André « Castellare, gouverneur de Gènes. Cher André,
» je meurs assassiné par le comte Giafferri ! A toi » de me venger, à toi de remplir un dernier o vœu... Si Beatrix de Casaréale vient à mourir,
» protège son enfant, car c'est le mien... » Ah ! je doute encore que cela existe! GiafTerri l'assassin ! et ne pouvoir l’accuser sans déshonorer m a i mère!... Mes idées se confondent! ma télé s'égare ! ! Piétro, je t’en prie, regarde-moi, reconnais-moi, I Térésita... parle, parle... Mon Dieu! mon Dieu! prends pitié de moi!...
Piétro , retombé dans son idiotisme, se lève et sort.