‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 36 sur 71 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

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Oui , mais je n'ai pas faim. — Et puis , veuxlu que je te dise? j'ai un rendez-vous d'amour.

RÉMOSD,

Tu as un rendez-vous d'amour ?

BEBTB.VSD.

Oui!... c'est avec la jeunesse avec qui que tu as dansé ce matin.

RÉMOKD.

Comment, monsieur , vous allez sur mes brisées ?

BERTRAND

Ah! te voilà encore toi... tu as un amourpropre exorbitant... Est-ce ma fauic si je fais de5 passions?

RÉMONU.

Laissons cela. — Tu ne veux pas me faire le plaisir de venir déjeuner ?

BERTRAND

Tu sais bien que je n'aime pas nie trouver avec ces gens-là.

RÉMOND

Je m'y trouve bien , moi.

BERTRASD.

Parbleu ! toi , tu as un front...

RÉMOSD.

Vous voulez donc faire de la peine à papa ?

BERTRAND

Mais, non...

RÉMOND

Tu ne veux pas ?

Non...

f Rémond lui Jonne un coup de pied dans les jambes. — Bertrand s'en va à table tout en boitant. )

REMOND, aux gendarmes.

Je vous demande bien pardon , mais mon ami est un peu cérémonieux de son naturel... Eh ben ! monsieur Pierre , vous ne trinquez pas avec nous ?

PIERRE

Oh! merci bien, monsieur, je ne prends jamais rien à jeun. Cependant pour vous fane plaisir, je m'en vas prendre un petit croûton. (Il coupe un gros morceau de pain.) 11 y a lone-temps qu'on ne vous a vu par ici, monsieur Ro.ger.

ROGER

Oui; le pays est tranquille, et sans deux coquins...

BERTRAND , qui s'étrangle.

Euh! Euh !... (Rémond se lève de table, lui fait boire deux grands verres de vin, et ensuite lui donne la bouteille. — Bertrand lui fait signe qu'il en a assez.) C'est quelque chose que je ne pouvais pas avaler.

RÉMOND, à Roger.

Monsieur, ma question va peut-être vous paraître indiscrète; mais vous savez, quand on voyage on aime à s'instruire. — De quelles prisons , s'il vous plaît, se sont-ils échappés, ces deux individus?

l'aub. uls *i>k.

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