‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 35 sur 71 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

C'est pour savoir, etc.

BERTRAND, sur le devant de la scène.

Un, deus, trois, quatre, cinq, six gendarmes, Qui avaient un bon rhume de cerveau;

Il s'en va chez les épiciers Pour avoir...

( Kéniond lui iait signe de se taire. ) Ah ! quel plaisir d'être gendarme !

Ah ! quel plai...

(Rémond vient derrière lui et le pousse violemment. Ensuite il va au piano. Ils baragouinent de l'anglais tous les deux. Bertrand fait des battements de jambes, danse fait une pirouette et vient tomber sur Rémond, qui est toujours au piano ; les gendarmes viennent relever Rémond ; il se laisse traîner jusqu'à l'avant-scèue, en alongéant des coups de pied à Bertrand; puis il se relève, fait signe aux gendarmes qu'il ne s'est pas fait mal , et s'approche de Bertrand en se tenaut les reins. )

RÉMOND, à Bertrand.

Canaille!... brigand!... filou!... voleur!... Papavoine !...

BERTRAND

Oh !non, non...

PIERRE

Messieurs , vous êtes servis.

ROGER, à Rémond.

Voulez-vous bien permettre ?

RÉMOND

Comment donc, monsieur! mais avec le

plus grand plaisir.

( Il se met à table , Bertrand s en va tout doucement du côté de la porte.)

ROGER, à Rémond.

Est-ce que votre ami ne déjeune pas avec nous?

RÉMOND

Je vous demande pardon , monsieur. Bertrand ! viens déjeuner.

BERTRAND

Me>rci, mon ami, je n'ai pas faim ! Je m'en vais dans la prairie respirer l'air frais du matin, et entendre le doux gazouillement des oiseaux. (Il met SCS gants.) RÉMOND.

Où donc as-tu fait ces gants-là?

BERTRAND

C'est chez la petite mercière ousque tu m m envoyé demander l'heure.

RÉMOND , te levant de table.

C'est différent 1 dis donc, mon ami, cej messieurs t'invitent.

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