‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 4 sur 71 · I.UMONT · texte numérisé non relu

I.UMONT

Je tai donné mes pleins pouvoirs, ne néglige rien; ne ménaye point la cave, sur-tout ! je veux aujourd'hui que les violons, l'amour, le vin vieux et le bonheur mettent tout le monde dans rivres.se.

CHARLES, à Diimont.

Que de bonté ! (A Pierre.) Tous ces prépai-alifs te causent bien du tracas, bien de la peine, à toi, mon pauvre Pierre?

PIERRE

Ron ! laissez donc; le mouvement est utile à ma santé. Et d'ailleurs, pour d'aussi bons maîtres, il n'est rien qu'on ne fasse. Eh ben ? monsieur Charles, le voilà donc arrivé, ce fameux jour ! C'est aujourd'hui que M. Germeuil vous amène votre prétendue, m m'selle Clémentine!

CHARLES

Hélas !

PIERRE

Comment diable ! à la veille d'épouser celle que vous aimez, vous paraissez triste, inquiet?

CHARLES

Moi, mon ami? point du tout.

PIERRE

Si fait, si fait. N'est-ce pas not' bourgeois ? ne trouvez-vous pas aussi...?

DUMONT

En effet. Mais j'attribue cette pre'occupation a l'importance de l'engagement qu'il va contracter.

Ah ! c'est vrai que c'est bien fait pour causer un peu de tintouin. C'est pas que j' pense... Ah mon Dieu ! ben au contraire...

DUMONT

Je pense, moi, que tu babilles, tandis q[u'il

faut agir.

PIERRE

A! pardon... Non, mais c'est que, quand j' parle comme ça, j' m'amuse à jaser, là, et puis... et puis vous avez raison, il me reste eticore bien des chosei à faire là-dedans... Je vous (|uitte.

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