CM
SCÈN);: III.
DUMONr, CHARLES.
DUMG ST.
Tu le vois, mon ami, je n'ai point été le seul à m'apercevoir de a tristesse. Clémentine sera bientôt ici; que pensera-t-elle de son Charles, si elle ne voit pas briller dans tous ses traits la joie que doi ; lui causer l'heureux événement qui se prépaie ?
CUARIJES.
Ah ! lorsque M. Germpuil connaîtra le fatal secret que vous m'avez ijévélé , voudra-t-il encore consentir à mon mariage avec sa fille ?
DUMOfîtr.
D'abord il ne pourrait pas se conclure sans cette confidence , que j'ai peut-être un peu tardé à faire; mais ensuite, GeVmeuil est trop juste, trop sensé pour paitager un préjugé funeste; il n'en continuera pas moins a reconnaître en toi l'amant aimé de sa Clémentine et le vertueux fils de son ancien ami. j
CHARLES
Oh! oui, votre fils, ce 'titre m'est bien doux! mais vous avez détruit njon bonheur en m'apprenant... i
DUMONT
Je le devais. Il était bien naturel qu'à toi d'abord, je fisse part-d'ju* secret,qui t'intéresse si vivement. j
CHARLES
Puisse-t-il ne pas causbr mon malheur!
DUMONT
Plus de confiance, mo* Charles. Quel autre conviendra mieux pour gendre à Goimeuil? En te mariant, je te céde^ mon auberge. Tu es jeune, actif, plein d'hondeur : la dot que t'apportera Clémentine ne peijit manquer de fructifier entre tes mains. Va,!mon vieil ami désire trop le bonheur de sa fillqpour ne pas consen-
tir a celte union.
CHARLES
Que le ciel réalise votre! espoir !
( On entend le bruit d'une voiture. )
DUMONT-
Mais qu'entends-je ? serait-ce déjà nos voyageurs? Oui, je reconnais la carriole.
CHARLES, qui a éjé regarder.
Ce sont eux, c'est Clémentine.
DUMONi.
Holàl Pierre, Jacques, françois, accourez!
CHARLES, àlpart.
Dans un moment mon sbrt sera décidé.