‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 46 sur 71 · ACTE H, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE XIV

miMONT, dans le fond.

Le malheureux Germeuil.

Rëmond et Bertrand cherchent la personne qui vient d« parler. ) rÉMOM>, à Dumont.

Ne venez-vous pas de pousser un léger son?

DCMONT.

Je vous ai dit le malheureux Germeuil.

BERTRAM)

Qui a assassiné?

RÉMOSD.

Eh non! quia e'té la victime. Mais nous le connaissions beaucoup , M. Geriiieuil ; c'est ce monsieur qui était hier soir à la fête ?

BERTRAS».

Tiens, tiens, tiens, tiens; qui avait des bas de coton , et une culotte beurre Frais.

RÉMO^D.

Ce que tu dis là est hors d'œuvre. Il avait l'air de jouir d'une parfaite santé. Oh ! les auteurs de ce crime sont des monstres ! Détruire un homme qui se portait si bien!

ROGER

Vos passe-ports.

RÉMOS» , lui donnant une lettre.

Voici le mien. — Ah ! — oh ! oh ! Pardon. — Le voici.

(Il reprend la lettre et donne un passe-port. — Il va à Une lettre de la baronne.

BERTRAND

Elle te fait des reproches ?

ROGER , regeirdant le passe-port.

Vovis vous nommez?

RÉMOND

Toujours.

ROGER

Je Yous demande votre nom.

RÉMOND

De Saint-Rémond.

ROGER

Où allez-vous?

RÈMOSD. »

A Bagnères, prendre les eaux de ce pas. Ma santé est un peu délabrée.

ROGER

Comment, vous allez à Ragnères prendre les eaux de Spa? Cela ne se peut pas; Bagnères, qui est dans les Pyrénées, et Spa à sept lieues de Liège.

kémond.

Monsieur le brigadier ne perd pas la carte... Mais je vous dis que je vais de ce pas prendre les eaux de l'agnères.

ROGER

C'est différent. Votre profession ?

RÉMOKD.

Ambassadeur du roi de Maroc .. Vous êtes peut-être étonné de ne pas me voir en maroquin?

ROGER

Fort bien . (A Bertrand qui $e cache derrière Rémond.) Le vôtre! est-ce que vous n'en avez pas?

RÉMOHD.

Monsieur te fait l'honneur de te demander ton passe-port.

BERTRAND

Voilà , voilà, c'est que nous les avons déjà montrés hier.

rÉmosd.

Eh bien! qu'est ce que cela signifie? est-ce que monsieur n'est pas dans l'exercice de ses fonctions! monsieur a le droit de t'interroger, tu n'as pas celui de lui répondre.

BERTRAND , tirant ses papier».

Voilà , voilà. ( Il en laisse tomber un. ) Ah ! c'est la reconnaissance de mon manteau , j'ai eu cent soixante-dix francs dessus.

(II donne son pasK-port.) ROGER.

Vous VOUS nommez?

Et vous allez?

BERTRAND

ROGER

BERTRAND

Pas mal, et vous?

ROGER

Je vous dis : Et vous allez?

bertra:«d.

Pas mal, et vous?

RÉMOCD.

Monsieur me suit.

BERTRAIiD.

Je le suis, je suis de sa suite; de sa suite, j'en suis ; je le suis.

ROGER

Votre profession?

BERTRAND

Orphelin!

(Chantant.)

A peine au sortir de l'enfance...

ROGER

Mais , monsieur , je vous demande votre pn> fession.

BERTRAND

A peine au sortir de l'enfance...

RÉMOND

Ah ça, veux-tu bien te taire?... (A Roger.) Je vous demande bien pardon, mais mon ami est un peu lunatique.

BERTRAND

Oui, je suis fabricant de lunettes.

ROGER

Il n'y a rien à dire à ces papiers , iU sont foi t en règle.

hÉmohd.

Ainsi, nous pouvonscontinuernotre roule?

ROGER

Vous ne pouvez vous éloigner encore; jus-

qu'à ce que l'enquête soit terminée, personne ne peut sortir de cette maison.

nÉMONQ.

C'est on ne peut pas plus juste.

eeoeeeeoeeeoeeooeoeseeeoeeeeoeoedeeeoeeeeoeeeeeeeeeeeeosee

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