GR.\IX-DE-SKL
M. Filet?
GAVOTTE
Justement.
GAMARI).
V'ià le patron qu'il te faut.
GRAIN-DE-SEL
C'est aussi chez lui que je veux entrer.
G.VM.vnD, ([ui buvait, s'étrangle.
Tui^
GRAIN-DE-SKL.
Je lui ai écrit.
GAMAKU, iius.iul >uji verre.
Toi?
GUAIN-DE-SEL
Et je comptais sur vous pour m'y conduire.
«i.VMAlliJ, (iui se dresse.
Tu oses me dire ça en face !
(;i\AlN-DE-SEL, saisi.
Mon parrain 1
GAMARD
Je ne veux pas être le parrain d'un feignant ! Je te renie! A partir d'aujourd'hui, je ne te connais plus, (ri achève son verre.) Pour l'instant, je t'autorise à régler la dépense, mais c'est la première et la dernière ijuc je fais avec toi. Laisse les niari-
niers à l'auberge des mariniers. Toi, va-t'en chez la Clérine, avec les rats de cave ! C'est là ta place.
Il lui montre la porte de gauche, la main levée ; Grainde-Sel n'ose pas y venir.
LOUISE, à mi-voix.
N'ayez donc pas peur !
GAMARD
C'est là ta place ! (La porte s'ouvre. M"^ Filet apparaît, teint jaune, favoris presque blancs, redingote râpée, lunettes sur le nez, serviette sous le bras ; Ganiard se range, changeant de ton.) TieilS, monsieur Filet! LcS
oreilles doivent vous corner : on parlait de vous. (Montrant Grain-de-sel.) V'ià un aspirant notaire qui veut voler de ses propres ailes. Il sera en bonnes mains chez vous. Et là-dessus, je vais reprendre l'attelée, avec votre permission. Viens nous-en. Gavotte.
<i\VOTTR.
C'est ça; mon baptême n'aurait qu'à m'attentendre.
Il sort en fredonnant.
GAMARD
Madame Ghesneau, à l'avantage, (ornin-de-sei.) Mais fais-toi inscrire sous ton sobriquet I Autrement, c'est à moi ({ue tu auras allai re !
Il sort.