Pscadophotesthétiie
Voyelles , diphtongues et consonnes. — Le sujet colore toutes les voyelles et la plupart des consonnes. Va est
(1) Bleuler et L^hmann. Zwang^mfl^sifje lichtf.mpfindungen, etc., p. 7f.
OBS£RVATIO!<S PRINCIPALES DKS AUTCIRS 09
d'ao rouge assez clair ; Ve^ d*un gris un peu sombre; Yi, blanc ; To^ jaune ; Vu {ou français), rouge. Les voyelles iy ô, û, ainsi que toutes les diphtongues, prennent des teintes indéfinissables.
Quant aux consonnes, b est jaune sombre ; /?, d'un brun laid ; A, brun sombre ; 7/1, sombre ; n, un peu moins ; /, Ueu clair ; r, vert ; or, bleu blanc ; et z, jaune clair.
CUftrtt. — Quelques chiffres sont colorés.
Boas tt bruits. — Les 50x15 gmves sont d'une teinte sombre ; les sons aiçusy d'une teinte claire. Le b)*uit du tonnerre donne une image sombre.
tafaUonf dooloorenses. — I^e point de côté se traduit par une pointe jaune clair; la colique^ par une couleur jaunâtre.
La vue du soleil couchant donne au sujet une impression de silence.
Cinqaième obserration de Bleuler et fjehnuuut^
PSEUDOPHOTESTHÉSIE D'ORIGINE OPTIQUE, ACOUSTIQUE, OLFACTIVE, GUSTATIVE ET TACTILE.
PSEUDO-ACOUESTHÉSIE D'ORIGINE OPTIQUE
La personne qui fait le sujet de cette observatiôa avait vingt ans lors de Texamen ; elle est sœur de la précédente, et à ce titre, cousine germaine de B. Elle est musiçieune, comme sa sœur et son père.
Elle se rappelle fort bien d avoir déjà, dix ans auparavant, causé avec son cousin des couleui^s des noms propres. Aujourd'hui, elle colore, même en rôve, les lettres et les mots, les chiffres et les figures géométriques, les sons et les bruits, les timbres de certains instruments, les odeurs, les saveurs et quelques sensations internes : elle réunit ainsi toutes les pseudopliotcsthésies sensoHelles. Limage chromatique affecte toujours, pour chaque excitation, une forme et une dimension déterminées. En outre de ces phé-
(1) Bleuler et Lehinann. Zwanfj<mâs<igc Uchtempfindungen^ elc, p. 79.
OBSKR VA FIONS l*RIN( IPAl.KH r»F..S AlIFIRS 71
nomènes, il y a encore de la pseudoacouesthésie d origine optique.
i. P«e«dl«|^li«te«tlié«le*
Yojillet, diphtongoet et eoDsonnet. — Va est d^un roage brun assez sombre : IV, gris d ardoise clair; 1% blanc; lo, rouge jaune ; Tu, violet sombre en surface concave ; là, d'un brun laid ; Vu, d'un rouge jaune également laid ; Tm. noir bleu.
Parmi les diphtongues, ai est brun ; ci, gris blanchâtre ; au, brun sombre ; au, également.
La consonne b est d'une teinte brune ; />, brun sombre ; d, brun rouge clair ; t, rouge sombre ; g. violet sombre ; k, noir ; /", d'un violet désagréable ; r, brun jaune ; m, gris; n, plus sombre; /, jaune; tr. grisâtre; r, bleu sombre ; 5, jaune de soufre ; «r, jaunâtre ; et z, jaune.
■ois. ^ I^s mots se colorent principalement d'après les voyelles ; cependant les consonnes ont aussi une certaine influence. Ainsi hôilc est jaune d'après les lettres a et /; Luise est jaune également ; uniungend est d*un violet sombre ; ro/ir est gris.
Chiffres et figures géométriques. — I^e sujet colore les chiffres, mais lobservation n'entre pas dans les détails. On dit seulement que le / est bleu, tandis que le mot allemand flep* (quatre i est gris.
La vue d*un triangle donne une sensation de gris ; le carré est brun. Pas d'autres détails.
Soss et bruits. — Les sons graves sont brun sombre ou
gris sombre; les moyens, rougeâtres; les plus élevés^ d'un gris brillant. Un sifflement montant par degrés donne au sujet l'idée de cornes à pointes claires.
Pour le bruit du tonnerre, le roulem^ent est brun sombre ; le craquement, jaune clair ; le brutt de scie est d'une teinte grise ; le tictac de la montre fait apparaître des points jaune clair.
Instruments. — Le sujet semble colorer les timbres de certains instruments. Ainsi, pour lui, le son de la flûte est rouge ; celui de la trompette est d'un gris pointillé.
Odeurs, saveurs, sensations tactiles. — L'odeur de Veau de Cologne est d'un blanc transparent; celle de la, violette est d'un violet clair transparent ; celle de la rose donne une teinte rouge clair.
Une saveur douce amène un jaune clair ; une saveur amère se colore en brun.
La sensation d!eau chaude donne un brun rouge ; le contact de Veau froide, une teinte plus claire. Le mal de tète est brun ; la colique est caractérisée par des points jaune clair.
s. PHeado-acoaesthésie*
I^s observateurs ne détaillent pas les impressions du sujet. Nous lisons seulement que le hruit des carrés est plus grave que celui des tria^igles.
MzièflM otoervatioB de Bleuler et
P8EUDOPHOTESTHÉSIE D'ORIGIKE OPnQUE, ACOUSTIQUE,