‹ L'audition coloréeChapitre 5 sur 34 · Pscudophotcsthésic · texte numérisé non relu

Pscudophotcsthésic

Voyelles, diphtongues et consonnes. — Le sujet colore toutes les lettres, voyelles et consonnes. Pour lui, Ya est d’un rouge sombre laid ; Te, jaune de chrome blanchâtre ;

blanc ; l’o, bleu de ciel.; l’w (notre ou français), jaune de chrome sombre ; l’a, rouge brun sombre ; l’o, d’un jaunâtre sale ; Vü (notre u)^ jaune sale.

Les couleurs des diphtongues sont celles des lettres composantes. Ainsi, ai se colore de Va et de Vî', de même ei — e — i., oi — o — i, ui — u — i, au— a — u\,eu — e — u,àu — d — U.

Les consonnes ont des couleurs moins belles que celles des voyelles. La lettre h est d’un blanc jaune transparent; i?, rouge indien ; c?, brun clair ; t., bleu noir ; gr, couleur de rouille ; ft, couleur de terre clairQ ; f. bleu sombre ; v.. violet sombre ; m, gris sale ; n, brun clair ; /i, transparent ; Z, bleuâtre transparent ; bleu sombre ; r, noir bleu ; s, blanc ; blanc d’argent ; également. Les couleurs diffèrent pour la même consonne selon qu’elle est majuscule ou minuscule : ainsi, C est plus foncé que c, G plus clair que g, H est brunâtre et h transparent sans couleur, P est plus rouge que p, R plus brun et plus clair que r. T plus brun que t, V plus clair que v.

Mots. — Les mots sont la plupart d’une seule couleur; ainsi liehe est blanc, plus blanc que Vi ; azur est d’une couleur chair. Les mots très longs peuvent cependant

OBSERVATIONS PRINCIPALES DES AUTEURS

présenter plusieurs couleurs, d’après leurs lettres. Leurs consonnes ne modifient pas seulement la teinte des voyelles, leur couleur l’emporte parfois sur celle des premières: ainsi fertigUeit est bleu, d’après ses consonnes f, r, t.

Chiffres. — Le sujet colore les chiffres ; mais est-ce d’après les lettres qui composent leurs noms, ou indépendamment de ces lettres? nous n’en savons rien. Les auteurs n’entrent pas non plus dans le détail des couleurs.

Sons et bruits. — Les sons donnent tous indistinctement des teintes claires ; cependant quand le sujet y arrête longtemps son attention, il voit les sons graves brunâtres et ceuoo du médium jaunâtres. Les couleurs de plusieurs sons simultanés se fondent en une seule teinte.

Quant aux bruits, une lourde voiture roulant au galop donne un gris sombre sale ; chargée de ferraille, elle donne alors une teinte terreuse; le tonnerre est gris sombre ; un bruit de chaîne semble une colonne de fumée horizontale ; les bruits très forts, et surtout les sifflements, donnent une couleur brillante comme l’argent ; les cris font apparaître un ovale gris ou jaunâtre sale devant la bouche du criant.

Sensations de tact. — Nous savons seulement que les douleurs localisées donnent des points jaune clair ou jaune gris.

Noms propres. — Les noms propres sont, pour la plupart, colorés indépendamment des voyelles et des con-

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sonnes. Ils déterminent des images très nettes, surtout ceux qui ont été entendus et colorés par le sujet dans son enfance, avant la connaissance des lettres. Fritz^ Sophie et Suzanne sont vert-pré.

Jours et mois. — Les noms des jours de la semaine et ceux des mois de l’année réveillent des couleurs propres, mais dont les auteurs ne donnent pas le détail.

Les sensations chromatiques datent, avons-nous dit, de l’enfance de la personne. Elle colorait les noms propres dès avant d’aller à l’école ; les autres mots et les sons ne furent colorés que plus tard, après la première année d’étude. Les sensations ont souvent une forme déterminée, et ces images apparaissent dans les rêves aussi bien qu’à l’état de veille.

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