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VII. — Nerf auditif ou acoustique ; ses deux branches

VESTIBULAIRE ET COCHLEAIRE. — SeS ORIGINES ; CENTRE SENSORIEL AUDITIF ET CENTRES REFLEXES AUDITIFS.

Nerf acoustique, origines labyrinthiques. — Nous avons montré dans l'oreille interne la cellule auditive ciliée éprouvant les chocs ou les tiraillements causés par les ébranlements du liquide labyrinthique ; il nous faut actuellement dire comment elle conduit aux nerfs spéciaux l'excitation reçue.

Quels rapports existent entre le système nerveux central et les appareils terminaux de l'organe de l'ouïe, crêtes, papilles, macules et taches auditives? Quels sont les conducteurs de l'excitation labyrinthique?

La cellule fusiforme, la cellule à cils, se prolonge du côté de sa base en filets noueux qui se perdent dans les plexus formés autour des rangées de cellules par les dernières divisions de l'acoustique.

Ces fibres sans myéhne traversent les trous de la lame per~

forée et couvrent les oi^anes de Corti de leurs rameaux plexiformes, qui montrent de fines cellules nerveuses de . distance en distance. Ces filets arrivent à la base des cellules auditives et leurs divisions les entourent (fig. 58, Sg. 60).

C'est ainsi que se fait l'uniondu système nerveux avec les éléments cellulaires.

Je rappellerai que les j

cellules neuro-épithéliales g ^

sont des formations ecto- s dermiques, et que leur ori- ^~~, gine neurale est cerlaino ; nous en avons indiqué le développement dans un précédent chapitre.

De ces plexus nerveux primaires naissent des fibres qui, par les trous de la lame perforée, se logent dans la lame spirale, se réunissent en faisceaux et se Jettent dans le ganglion de Corti ou ganglion spiral, formé d'un amas énorme de cellules bipolaires, inclus dans la lame spirale (fig. 69).

Au sortir de cette masse ganglionnaire, les faisceaux s'entre-croisent et traversent les trous osseux ; pois, réunis, ils forment le nerf cochléaire. qui s'unit dans le conduit auditif interne au nerf vestibulaire pour constituer le gros tronc de l'auditif. Ce tronc contient des amas de cellules ganglionnaires (ganglion de Scarpa) ; il en est de mOmc du nerf vestibulaire.

h'audilif forme une sorte de gouttière qui reçoit le nerf facial ; entre les deux nerfs, les filets anastomotiques du nerf de Wrisberg qui vont se jeter dans le ganglion géniculé et

Fig. 64. ~ Schéma desliné à montrer les relalions des tubercules quadrijumeaux avec les corps genouillës.

I, commissore blanche antérieure; a, i, couches optiques ; J,), nerfs optiques; 4, chlasma ; 5, ventricule moyea ; S, commissure grise ; p, coips genouillé interne; /o, corps genouillé eiterne ; ;;. pulvtnar de le couche optique ; ii, tubercules quadrljumeaui nnlérieurs ; i5, luberculea quidrijumesui postérieurs ; 14-, commissure blanche postérieure ; /S, aqueduc de Sylvius dons lequel passe une flèche; i6, ruban de Reil; I7,nerfa pathétiques; iS, valvule de Vienssens ; 19, piidonculea céré-

runissent aux fibres de Tauditif (origine du nerf tympanomoteur de Longet).

L'acoustique offre comme les nerfs rachidiens deux racines ; Fantérieure répond à l'excitation par un mouvement et la postérieure répond à la sensibilité : l'analogie est complète avec une paire rachidienne.

La branche vestibulaire et la branche cochléaire restent distinctes histologiquement parla différence des fibres, minces et grêles pour celle-ci, et volumineuses pour celle-là.

Les origines centrales de l'acoustique accentuent encore la différenciation entre le nerf cochléaire et le nerf vestibulaire, montrant que le premier a surtout ses relations principales avec les foyers cérébraux, et le second, avec le cervelet.

Sans entrer dans le détail de ces fines descriptions anatomiques, qui, vu leur intérêt, ne peuvent être négligées, nous résumerons sur ces origines de l'auditif les notions acquises par les récents travaux de M. Duval, Cannieu, Houssay, Bechterew, Edinger, Monakow, Meynert, Huguenin, Erlitzky, Golgi, Held, etc., qui éclairent le fonctionnement de l'organe de l'ouïe et précisent ses rapports. Pour bien les saisir, je donne la planche dessinée par Bonnier (p. i83, Anatomie) qui est excellente (fig. 66).

Le nerf vestibulaire. — Le nerf vestibulaire formé de la réunion des nerfs ampullaires, utriculaire et sacculaire, se jette dans plusieurs noyaux qui le mettent en rapports soit avec les noyaux voisins, soit avec ceux du côté opposé.

Le noyau interne, celui de Deiters, celui de Bechterevv, mettent la racine antérieure du nerf vestibulaire en rapport avec le vermis supérieur du cervelet et le noyau du toit du côté opposé ; du vermis, des fibres, par le pédoncule cérébelleux supérieur, s'élèvent jusqu'au lobe pariétal (pariétale ascendante, zone des circonvolutions dites psycho-motrices et sphère tactile).

Ainsi la plus grande partie des fibres se rend au cervelet, presque directement (centre des mouvements réflexes, coordonnés), et les autres à la pariétale ascendante (centre des mouvements volontaires).

Des mêmes noyaux partent des fibres d'associations avec le noyau de l'oculo-moteur externe (réflexe labyrinthique sur les mouvements de l'œil).

EnRn, un faisceau les mettrait également en rapport avec la troisième paire du côté opposé (Thomas), origine des associations riJHexes pour les mouvements compensateurs des yeux dans la rotation de la tête (Cyon, Breuer, Hogyes, Delage, Goltz, Bonnier).

Mais il existe encore des faisceaux qui se suivent jusqu'au noyaufacial[Held) (accommodation des mouvements de la face à l'audition et des contractions du stapédius).

En somme, le J nerf vestibulaire r v

met le labyrinthe en relations assurÉ^es avec le cerveleld'abord (centre de coordination motrice, point de départ des actes réflexes si nombreux dont l'audition est l'origine), puis avec la pariétale ascendante (centre psycho-moteur) ; de

plus, avec les noyaux de nerfs moteurs de l'œil et du centre d'association des deux yeux, et enfin avec le facial.

On voit par ces rapports étendus l'influence des excitations ampullaircs sur les mouvements. Flechsig admet que vraisemblablement les nerfs des canaux semi-circulaires sont en rapport avec la sphère tactile du corps (i).

La clinique montre souvent ces excitations spasmodiquea

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