CONCLUSIONS GÉNÉRALES
L'imperfection de l'audition semble tenir moins au mauvais état de l'organe périphérique acoustique qu'à l'insuffisant des centres d'association. Les dégénérés à insuffisance auditive ne forment que des jugements incomplets et défectueux sur les impressions sonores. Chez eux l'image auditive suscite mal l'idée. C'est qu'il leur manque, de même qu'aux débiles visuels, bien qu'à un plus faible degré, l'attention volontaire suffisante. C'est pourquoi l'éducation mo-
raie et physique de ces sujets doit rouler sur un pivot unique, les amener à faire attention (Belhomme).
La pédiatsie et pédagogie doivent tirer profit de ces constatations psycho-pathologiques. C'est pourquoi Séguin avait posé le principe confirmé par l'application de la nécessité de multiplier les sensations associées. La psychologie expérimentale devient ainsi psycho-thérapique. Il importe, en s'appuyant sur les autres sens, de cultiver le sens auditif qui est la voie par excellence des associations intellectuelles. Le cas classique de Laura Brigmann démontre la possibilité de telles cultures. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas une opposition absolue entre le mécanisme des insuffisances psycho- sensorielles périphériques et centrales. Le cycle réflexe et le cycle de l'action volontaire, comme l'a fait remarquer Sollier, comprennent l'un une excitation suivie d'une réaction périphérique avec ou sans perception consciente du réflexe au niveau du cerveau, l'autre une excitation suivie d'une perception consciente et d'une réaction périphérique déterminée et coordonnée. C'est en s'appuyant sur l'étude de ce mécanisme qu'on