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REMARQUE

Si Ton considère toute la série des formations organiques qui précèdent, dans l'enchaînement des espèces zoologiques, Toreille telle que nous la connaissons chez THomme, c'est-à-dire si nous examinons successivement les organes marginaux des Méduses, les organes centraux des Turbellariés et des Cténophores, les appareils otocystiques ouverts ou fermés des Mollusques, les organes latéraux des Amphibiens et des Poissons, les appareils labyrinthiques de plus en plus complexes des Vertébrés, pour ne citer que les principaux stades de l'adaptation physiologique qui nous occupe, la fonction fondamentale de l'oreille nous apparaît nettement dédoublée dès l'origine, bien que longtemps desservie par une appropriation organique simple. Percevoir les variations de pression du milieu en contact avec la papille neurodermique et en tirer, selon les cas, une notion de déplacement, de variation d'attitude de l'individu dans son milieu, ou une notion de variation plus ou moins rapide de la pression de ce milieu lui-même, c'est-à-dire d'ébranlement, tel est le double aspect physiologique d'une adaptation extrêmement ancienne dans la série ani-

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