Bulletin du Diocèse, 6 juin
EXTRAIT D'UNE LETTRE DE Mgr L'ARCHEVÊQUE DE PARIS.
a Paris, 12 décembre 1873.
> Je suis désolé des nouvelles que je reçois de Reims ; c'est au point que si je n'étais retenu ici par une série de graves affaires auxquelles je ne puis me soustraire, j'aurais pris vingt-quatre heures pour aller les passer au chevet de ce cher archevêque auquel je suis lié depuis longtemps par la plus vive et la plus sincère amitié J'espère encore que Dieu nous conservera ce digne prélat dont la vertu et les talents peuvent être si utiles à l'Eglise dans ces tem.ps difficiles. Je viens de demander à Dieu cette grâce dans le saint sacrifice, et je ne cesserai pas de prier et de faire prier pour son
rétablissement Je ne suis pas étonné de ce que
vous dites de sa résignation à la volonté de Dieu, il est profondément pieux. Ayez la bonté de lui parler de moi, de la peine que je ressens, des vœux que je forme et de mes espérances. >
COPIE D'UNE LETTRE DE Mgr L'ARCHEVÊQUE DE PARIS.
«t Rome, 16 juin 1874.
» J'étais loin, en partant de Paris, d'avoir le pressentiment du malheur qui devait frapper votre Eglise et me frapper moi-même, en me séparant d'un bon et excellent ami. Je partais avec l'espoir de le retrouver entièrement rétabli à mon retour. Quand j'ai appris par les journaux la triste nouvelle de sa mort, je n'avais pas encore remis au Saint- Père la lettre qu'il m'avait donnée pour Sa Sainteté, Je la lui ai portée à l'audience qui mutait accordée pour le lendemain. C'est une lettre qui venait d'outre-tombe. Le Saint-Père, qui avait beaucoup d'estime pour le vénérable archevêque, a été trèssensible à cette perte et a exprimé ses plus vifs regrets en faisant l'éloge des vertus et des talents de celui que nous avons perdu,
» J'ai dit la messe pour lui le lendemain, et je continuerai à prier pour le digne ami qui m'obtiendra de Dieu les grâces dont j'ai besoin pour ache-
ver la rude tâche qui m'est imposée. — Je voua prie d'exprimer à MM. les vicaires généraux et aux membres du Chapitre toutes mes condole'ances. J*ai besoin d'être consolé autant que vous. Si j'avais été à Paris, je me serais empressé d'aller rendre à cet excellent ami mes derniers devoirs en assistant à ses funérailles.
> f J.-Hipp. Card, Arch. de Paris. >
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