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tous perdus, le Conseil de guerre se réunit sous la présidence du colonel Dominé, alors chef de bataillon, et décida de se défendre jusqu’au bout. Au dernier moment, les débris de la garnison devaient se réfugier sur la poudrière et y mettre le feu, de façon à mourir les armes à la main et à faire, en mourant, le plus de mal possible à l'ennemi. C'est beau, c'est noble, c'est français peut-être. Est-ce chrétien ? Nous ne savons pas ce que nous aurions fait au dernier moment. Mais quand on nous a officieusement communiqué cette décision, que les officiers seuls devaient connaître, nous avons pensé qu'il valait mieux nous laisser prendre par les Chinois, sachant d'avance qu’ils nous auraient horriblement martyrisé, plutôt que de nous donner à nousmême la mort.