A. — RAPPORTS DE L'AUMONIER AVEC SES SUPÉRIEURS
L'aumônier doit une visite officielle au médecin-chef de l'hôpital, à tous les chefs de corps, au commandant
de la place où il se rend, et, généralement, à tous les officiers supérieurs de sa garnison. Ces visites doivent avoir lieu le jour même ou le lendemain de son arrivée au Corps (1). :
Ordinairement, les officiers supérieurs ont des égards pour l’aumônier (2).
Sur les bâteaux de l'Etat, l’aumônier est le seul officier du bord qui mange avec le commandant. A terre, l'aumênier a sa place avec les médecins ; mais, souvent, il estinvité à manger à la table de l'état-major.
Quelquefois les désirs de l’aumônier sont discrètement consultés. Il peut user de ces avantages, mais ne pas en abuser (3). Connaissant la parole de l’apôtre : «S0yez soumis à tout ordre humain » (4), il ne cherchera jamais à faire triompher sa volonté. Il se montrera d'autant plus obéissant qu'il est traité en homme plus indépendaat que les autres. Il ne profitera pas de sa situation dans son intérêt personnel. Jamais il ne rapportera à ses chefs les fautes des autres dont il peut avoir été le témoin. Il est là pour donner de bons conseils et de bons exemples et non pour surveiller ou pour inspecter. Il doit très-rarement intervenir en faveur des soldats. Les punitions données sont le plus souvent méritées. En supposant qu'une punition soit quelque-
(1) Nos aumôniers de Crimée et autres n'ont pas manqué à ce devoir. - Voir à ce sujet : Lettres d'Orient, pages 40 et 44; Souvenirs d'un voyage en Chine. pages 64 et 65; Recueil, lettres de M. Rœæhrig, avril et 22 juin 1855, etc.
(2) Juillard : Souvenirs d'un voyage en Chine, pages 8, 9 et 67.
(3) Souvenirs (Max. Reichard) pages 38, 39 et 48.
(AETRIPMET SN 18.0