‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 2 sur 119 · SCÈNE PREMIÈRE JOSEPH, MARIE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE JOSEPH, MARIE

Au lever du rideau^ ils regardent au dehors par la porte vitrée. On entend des trompettes de cavalerie qui sonnent la marche et se rapprochent de plus on plus.

JOSEPH

Les voilà ! Les voilà ! Ils arrivent sur la place, devant la grille du château.

MARIE

C'est le colonel, ce grand, qui a une crinière rouge ?

2 l'auueole

JOSEPH

Non, Marie,, c'est le trompette-major.

MARIE

Dites donc, Joseph, ils ne sont pas nombreux, dans ce régiment.

JOSEPH

Pardi ! vous ne voyez que les fourriers et l'avantgarde qui viennent aux logements. Tenez, ils marquent à la craie, sur la porte du lavoir, les noms des soldats qui vont y coucher... Nous n'allons pas tarder à en voir arriver d'autres.

MARIE

Ah ! regardez-donc ce gros-là, qui s'amène avec M. le Maire.

JOSEPH

C'est un capitaine.

MARIE

Et ces deux jeunes, qui ont des aiguillettes sur la poitrine ?

JOSEPH

Les officiers d'Etat-Major. Nous allons avoir l'honneur de loger le général.

MARIE

Celui qui commande à Clermont et qui vient quelquefois dîner avec sa fille ?

JOSEPH

Parfaitement.

MARIE

Qu'est-ce qu'ils attachent donc à la grille ?

JOSEPH

Le fanion du général. Quand je vous le disais ! Ou

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