‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 21 sur 119 · D'ALBIGNY · texte numérisé non relu

D'ALBIGNY

Elle fait partie des cadres.

GERMAINE

Naturellement... comme vieux tableau I

d'aLBIGNY, riant.

Vous êtes méchante, (changeant (le ton.) Par exemple, votre amie la trésorière vous manquera cette année.

GERMAINE

Gomment ! Elle n'est pas venue ?

Elle ne peut pas... Elle attend un bébé.

GERMAINE

Encore... Mais c'est une conception à perpétuité.

MADAME AQUILAR, riant.

Oh ! Germaine.

AQUILAR, à sa femme.

Elle est très drôle !

germaine.

A propos, j'oubliais de vous remercier, pour la chanson.

d'albigny.

Vous l'avez reçue ?

germaine.

Et même apprise... (se dirigeant vers le piano.) Je la

sais très bien. Vous allez voir...

miss GLARGK, effrayée.

Oh! pas de piano, mademoiselle.

MADAME AQUILAR.

On va vous entendre à côté.

N'ayez pas peur... en sourdine... (a madame Aquilar.) C'est une chanson que la grande rousse à d'Hubert a chantée l'autre soir au café-concert.

Elle se met à chanter en sourdine.

Y avait une jupe amarante,

Y avait un pantalon d'drap gris

MISS GLARGK, peureuse.

Pas si fort ! Je vous en prie !

GERMAINE

Soyez tranquille ! (a d'Aibigny.) Est-ce que c'est ça?

d'albigny.

Tout à fait... Seulement, détachez davantage les

vers, (il chante.)

Y avait une jupe amarante.

GERMAINE

Y avait un pantalon d'drap gris.

d'albigny.

Très bien! Très bien I

GERMAINE, chantant.

La jup', légère et transparente.

Paraissait être un' jup' de prix.

L'pantalon, payé douz' quarante.

Perdait aux g'noux son coloris...

Y avait une jupe amarante,

d'albigny, riant.

Y avait un pantalon d'drap gris I

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