D'ALBIGNY
Elle fait partie des cadres.
GERMAINE
Naturellement... comme vieux tableau I
d'aLBIGNY, riant.
Vous êtes méchante, (changeant (le ton.) Par exemple, votre amie la trésorière vous manquera cette année.
GERMAINE
Gomment ! Elle n'est pas venue ?
Elle ne peut pas... Elle attend un bébé.
GERMAINE
Encore... Mais c'est une conception à perpétuité.
MADAME AQUILAR, riant.
Oh ! Germaine.
AQUILAR, à sa femme.
Elle est très drôle !
germaine.
A propos, j'oubliais de vous remercier, pour la chanson.
d'albigny.
Vous l'avez reçue ?
germaine.
Et même apprise... (se dirigeant vers le piano.) Je la
sais très bien. Vous allez voir...
miss GLARGK, effrayée.
Oh! pas de piano, mademoiselle.
MADAME AQUILAR.
On va vous entendre à côté.
N'ayez pas peur... en sourdine... (a madame Aquilar.) C'est une chanson que la grande rousse à d'Hubert a chantée l'autre soir au café-concert.
Elle se met à chanter en sourdine.
Y avait une jupe amarante,
Y avait un pantalon d'drap gris
MISS GLARGK, peureuse.
Pas si fort ! Je vous en prie !
GERMAINE
Soyez tranquille ! (a d'Aibigny.) Est-ce que c'est ça?
d'albigny.
Tout à fait... Seulement, détachez davantage les
vers, (il chante.)
Y avait une jupe amarante.
GERMAINE
Y avait un pantalon d'drap gris.
d'albigny.
Très bien! Très bien I
GERMAINE, chantant.
La jup', légère et transparente.
Paraissait être un' jup' de prix.
L'pantalon, payé douz' quarante.
Perdait aux g'noux son coloris...
Y avait une jupe amarante,
d'albigny, riant.
Y avait un pantalon d'drap gris I