‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 27 sur 119 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE GÉNÉRAL, étonné.

De madame Aquilar?

GERMAINE, à madamo Aquilar qui entre.

Parfaitement! Demande-lui!... Elle te le dira. N'est-ce pas, madame, que c'est de votre faute ?

MADAME AQUILAR, embarrassée.

Mais oui, général... J'ai cru vous faire plaisir, en invitant Germaine à venir vous voir pendant votre séjour ici... C'est une surprise que nous avons voulu vous ménager.

GERMAINE, à son père.

D'ailleurs, tu sais, si cela ne te convient pas, je repars tout de suite, et je vais chez tante Emilie, à Figeac.

LE GÉNÉRAL, sévèrement.

Ce sont aussi nos amis qui t'ont priée de chanter pendant le conseil... Car c'est sûrement toi qui...

GERMAINE

Mais certainement, père. Madame Aquilar adore la grande musique...

LE GÉNÉRAL

Tu as dérangé tout le monde.

GERMAINE

Allons donc !... J'ai attendu que le conseil soit

fini... (Allant aux officiers qui paraissent à la porte du fond.)

N'est-ce pas, messieurs, que c'était fini?...

Certains officiers s'avancent et saluent Germaine. — Elle cause avec eux.

LE GÉNÉRAL, à madame Aquilar.

Vraiment, madame^ vous consentez à vous charger de ce poulain échappé?

MADAME AQUILAR.

Avec le plus grand plaisir.

LE GÉNÉRAL, allant aux ofliciers.

Allez, messieurs, vous êtes libres!... (Désignant les officiers d'ordonnance.) On va terminer le dispositif.... il vous sera communiqué dans l'après-midi... (un certain nombre d'ofliciers supérieurs saluent et sortent. D'autres

attendent.) Roussel, fuilcs expédier^, SOUS pli cacheté, à chaque colonel, le thème du service en campugne de demain.

ROUSSEL

Bien, mon général.

GERMAINE, revenant vers son père.

Alors, père, c'est entendu ?... Je reste jusqu'à la grande revue... Oh ! ne dis pas non !... Je te promets que je ne chanterai plus pendant le rapport. (Bas.) Il fallait bien que je chante pour qu'on ne t'entende pas jurer... Car ce que tu jurais!., (imitant le général.) Mais^ sacré nom de nom !...

LE GÉNÉRAL, l'interrompant.

Tais-toi, petit diable!... (changeant de ton.) Et miss Glarck, où est-elle? Je ne l'ai pas encore vue. Ah t

Elle se cache ! (mIss Clarck, qui s'étaH réfugiée dans un coin, s'avance en tremblant.) C'est ainsi que VOUS gardez

ma fille, miss?

GERMAINE, vivement.

Je t'assure, père, qu'elle m'a très l)ien gardée. Elle m'a empêchée de me salir et de jouer avec les allumettes.

MISS GLARCK, craintive.

Le général sait comme moi qu'il n'est guère commode de résister à mademoiselle Germaine... J'ai tout fait... je n'ai pas pu.

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