ACTE PREMIER
LE GÉNÉRAL, à la fois bouri'U et bon homme. C'est bon! C'est bon! (a Ceimaino, en l'embrassant.)
Petite écervelée, va^, je ne saurai jamais te gronder.
ROUSSEL, s avançant avec un papier.
Mon général, si vous voulez signer l'ordre?
(JERMAINR, lisant, par dessus l'épaule du général pendant que celui-ci parcourt l'ordre.
« Demain vendredi, les troupes seront réunies à cinq lieures sur la route de Marcilly, cote 22... Manœuvre... Après-demain samedi, repos... visite des chevaux... (Battant des mains.) Il y a repos Samedi... Bravo! Bravo! Cela tombe à merveille!... Monsieur d'Albigny, si nous organisions un rallye?...
D'aLBIGNY, s'inclinant."
Mais certainement, mademoiselle...
GERMAINE, à madame Aquilar.
Madame Aquilar ?. . . Nous donnons samedi un grand rallye à la Croix-Buzarche, comme l'année dernière. (Aux officiers.) Le terrain est parfait.
LE GÉNÉRAL
Attends au moins d"ùtre arrivée, pour mettre tes beaux projets à exécution!...
GERMAINE
Attendre, père... mais c'est impossible. (Elle lui montre l'ordre.) Regarde toi-même... 11 y a travail tous les joui'îs, sauf samedi.
LE GÉNÉRAL
Oui, c'est le seul jour de repos.
GERMAINE, aux officiers.
Cela vous convient-il, messieurs, le rallye, pour après-demain?