SCÈNE XVI
Les Mêmes, moins lo générai, AQUILAR, puis à la fin
LE GÉNÉRAL
AQUILAR, bas à sa femme.
Dis donc, j'ai une idée... Est-ce que tu ne crois pas qu'un toast au général...
MADAME AQUILAR.
Est-ce bien utile?
Si ! sil je vais faire apporter du Champagne.
Il sonne un domestique, auquel il donne tout bas un ordre. GERMAINE, aux officiers.
Vous entendez, messieurs, j'ai carte blanche 1 Vite, à l'ouvrage... Nous allons faire quelques invitations pour les voisins les plus éloignés... Roussel, appelez les plantons.
ROUSSEL, qui rentre en scène.
Ils portent les ordres du rapport.
GERMAINE, très autoritaire.
Eh bien! commandez d'autres hommes! (Aux officiers.) Et vous, messieurs, écrivez, je vais dicter. (Les
officiers s'assoient, résignés, un peu partout et attendent,
prêts à écrire. Elle dicte. )« Le général Servin et les offi- » ciers de l'Etat-Major prient Monsieur... » Laissez les noms en blanc, il faut que je consulte ma liste, (continuant à dicter.) « . . de leur faire l'honneur d'as-
» sister au rallye-paper qui aura lieu, le samedi » 20 août. »
LES OFFICIERS, répétant.
Le samedi, 20 août. 5
GERMAINE, continuant à dicter.
« Départ du château d'Aquilar à onze heures du matin... » (aux Aquiiar.) Gela vous convient-il, Madame?...
Oui ! oui ! oui 1
GERMAINE, continuant à dicter.
« L'habit rouge ou l'uniforme est absolument de » rigueur. »
LES OFFICIERS, répétant.
... De rigueur...
d'albigny.
Qui est-ce qui va faire la bête?
GERMAINE. j
Vous, monsieur d'Albigny. ^.
d'albigny.
Oh! non, je vous en prie... je ne suis pas en forme, en ce moment! Demandez à Roussel.
GERMAINE
Vous n'y pensez pas!... Un fantassin!... (Riant.) Non, mais,... le voyez-vous d'ici, monté sur la pacifique Djelma. ..
ROUSSEL, à Germaine, un peu sèchement.
Je n'avais, du reste, aucune envie d'accepter.
GERMAINE
Le capitaine d'Hubert sera enchanté de nous ren-