‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 31 sur 119 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

dre ce service... (Bas à d'Aibigny.) Sa grande rousse pourra l'admirer.

d'albign Y.

Oui, on peut compter sur lui.

GERMAINE

Bon!... Le parcours est tout tracé... Quereste-t-il?... Ah!... le papier, pour la piste.

LE CAPITAINE LE REY, s'avançant, très important.

Je commanderai des réservistes pour cela.

GERMAINE

Je crois que c'est à peu prés tout. (Très digne.) Allez, messieurs, je ne vous retiens plus!

d'albigny.

Enfin! on va pouvoir se débarbouiller.

GERMAINE, aux officiers qui s'en vont.

Attendez, messieurs, je vous ai donné du travail supplémentaire, je veux vous en récompenser. Vous allez m'attraper des mouches pour Le Député,

MADAME AQUILAR, très étonnée.

Qu'est-ce que c'est que ça, le député?

GERMAINE, montrant une petite bête qu'elle porte sur son corsage, retenue par une chahiotte d or.

Le petit caméléon que je porte à mon cou. Je l'ai appelé comme ça, parce qu'il cliange tout le temps de couleur.

AQUILAR.

Quelle drôle de mode!... Cette bête vivante, sur la peau?... Pouah 1

GERMAINE

Mais non... il est gentil tout plein!., (aux officiers.) Allons, messieurs, attrapez des mouches... attrapez des mouches !

La plupart des officiers se mettent consciencieusement à attraper des mouches le long des murs ou des fenêtres, tandis qu'au premier plan. Germaine et d'Albîgny font manger le caméléon. Entrent Joseph et Marie, portant une table avec un service de Champagne.

Du Champagne! En quel honneur?

MADAME AQUILAR.

En rhonneur de votre père...

Entre le général. Aquilar va au devant de lui. LE GÉNÉRAL.

Je suis vraiment confus.

AQUILAR.

Non, non, général... C'est nous qui sommes trop heureux... (aux officiers.) Messieurs... une coupe de

Champagne? (Madame Aquilar sert le Champagne. Aquilar, levant son verre, et cherchant prétentieusement dos mots.)

Permettez-moi, général... parmi ce brillant cortège... de vous souhaiter, la coupe en mains, la bienvenue dans notre maison... à l'issue de ces grandes manœuvres qui terminent si magnifiquement votre belle carrière... Car vous allez entrer dans une vie nouvelle, général... une vie plus retraitée, moins éclatante... Mais cela ne doit pas vous attrister... parce que vous y marcherez la tête haute... la tête protégée et comme illuminée par une auréole... l'auréole de votre glorieux passé militaire...

Rideau,

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