‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 39 sur 119 · PÈGRE · texte numérisé non relu

PÈGRE

Vraiment?

MADEMOISELLE SUBE, finement.

M. Pègre était trop occupé pour nous entendre.

PÈGRE, très confus.

Oh ! mademoiselle !

EMILIE

Il n*y a pas de quoi rougir comme une jeune fille, monsieur Pègre !

LE CURÉ, au général.

On n'en fait plus, général, des jeunes gens comme ça.

LE GÉNÉRAL, entre ses dents.

Heureusement !

LE CURÉ, confidentiel au général.

J'ai même pensé, et depuis longtemps je voulais vous en parler, que M. Pègre serait tout à fait le mari qui conviendrait à mademoiselle Germaine.

LE GÉNÉRAL

Vous croyez, monsieur le curé ?

LE CURÉ

^ Nous ne pouvons pas trouver mieux ! C'est d'ailleurs aussi l'avis de mademoiselle votre sœur, qui est une personne si sensée, si sage... (AÉnaiiie.) N'estce pas, mademoiselle, que M. Pègre...

EMILIE, venant s'asseoir entre eux.

C'est ce que j'ai toujours dit à mon frère! On peut trouver des jeunes gens plus sémillants que M. Pègre...

LE GÉNÉRAL, entre ses dents.

En effet... sans s'éreinter à chercher !

ADÈLE

On ne peut pas en trouver de plus solides.

LE GÉNÉRAL

Ah 1 vraiment... si solides... vous croyez?

LE CURÉ

Solides? Nous entendons, mademoiselle et moi, au point de vue des principes.

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