LE PERROQUET
Présentez... arrrmes!
LE GÉNÉRAL
Un vrai sergent !
GERMAINE, qui a observé tristement cette scône, va lentement à son pore tt l'embrasse.
Mon pauvre papa!
LE GÉNÉRAL
Pourquoi dis-tu: mon pauvre papal
GERMAINE
Parce que tu me fais de la peine.
LE GÉNÉRAL
Pourquoi est-ce que je te fais de la peine ?
GERMAINE
Parce que tu cherches, de toutes les façons, à tromper l'ennui qui te ronge, et que, cependant... tu t'ennuies à mourir.
LE GÉNÉRAL, soupirant.
Le changement a été si brusque... Hier encore, j'étais un chef, un homme qui commande... Et aujourd'hui je ne suis plus rien, rien !..
GERMAINE, mélancoliquement.
Nous aurions mieux fait de rester à Clermont l Tu y avais dpsamis... Tu t'y serais moins ennuyé.
LE GÉNÉRAL
N'être plus rien^ dans la ville où nous avons été tout!... Quitter notre hôtel et tout notre luxe, pour végéter, avec six mille francs de rente dans un petit appartement... Ah! non, merci.
GERMAINE
Sommes-nous plus heureux, ici?
LE GÉNÉRAL
Ici, du moins, les choses et les gens ne nous obligent pas à faire^ à chaque instant, la comparaison entre le passé et le présent.
GERMAINE
Hélas ! Elle se fait d'elle-même, la comparaison!
LE GÉNÉRAL
Et puis, ma sœur m'assurait qu'elle trouverait à Figeac de bons partis pour toi.
GERMAINE
Je t'avais pourtant dit...
LE GÉNÉRAL
Chut ! la voici 1
Germaine se remet à lire.
ACïElDEUXIÈME 57