‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 41 sur 119 · LE PERROQUET · texte numérisé non relu

LE PERROQUET

Présentez... arrrmes!

LE GÉNÉRAL

Un vrai sergent !

GERMAINE, qui a observé tristement cette scône, va lentement à son pore tt l'embrasse.

Mon pauvre papa!

LE GÉNÉRAL

Pourquoi dis-tu: mon pauvre papal

GERMAINE

Parce que tu me fais de la peine.

LE GÉNÉRAL

Pourquoi est-ce que je te fais de la peine ?

GERMAINE

Parce que tu cherches, de toutes les façons, à tromper l'ennui qui te ronge, et que, cependant... tu t'ennuies à mourir.

LE GÉNÉRAL, soupirant.

Le changement a été si brusque... Hier encore, j'étais un chef, un homme qui commande... Et aujourd'hui je ne suis plus rien, rien !..

GERMAINE, mélancoliquement.

Nous aurions mieux fait de rester à Clermont l Tu y avais dpsamis... Tu t'y serais moins ennuyé.

LE GÉNÉRAL

N'être plus rien^ dans la ville où nous avons été tout!... Quitter notre hôtel et tout notre luxe, pour végéter, avec six mille francs de rente dans un petit appartement... Ah! non, merci.

GERMAINE

Sommes-nous plus heureux, ici?

LE GÉNÉRAL

Ici, du moins, les choses et les gens ne nous obligent pas à faire^ à chaque instant, la comparaison entre le passé et le présent.

GERMAINE

Hélas ! Elle se fait d'elle-même, la comparaison!

LE GÉNÉRAL

Et puis, ma sœur m'assurait qu'elle trouverait à Figeac de bons partis pour toi.

GERMAINE

Je t'avais pourtant dit...

LE GÉNÉRAL

Chut ! la voici 1

Germaine se remet à lire.

ACïElDEUXIÈME 57

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