SCÈNE XI GERMAINE, EMILIE, CONSTANCE
EMILIE, après un temps pendant lequel, attôrée par cette ônormité, elle va et vient, incapable de prononcer une parole.
Ah ! je comprends maintenant pourquoi tu refusais tous les partis que je te présentais ! (Germain©
pleure.) Un amant! tu as un amant! (Germaine pleure
de plus en plus.) Nous allons voir ce que ton père va dire de ta conduite.
GERMAINE, sanglotant.
Mon père !... Oh I ma tante, je vous en supplie, ne dites rien à mon père.
EMILIE, sans l'écouter.
Je ne pense pas que, cette fois, il puisse encore te défendre !
GERMAINE, suppliante.
Ma tante, je vous en conjure, attendez! Je lui dirai moi-même I
EMILIE
Attendre ? Pour que tu continues à déshonorer ma maison ? Pour que tu continues à me rendre la risée de toute la ville ? Non, non! Je n'attendrai pas ! Je suis bien aise, au fond, de montrer au général, le résultat de la remarquable éducation qu'il t'a donnée. Quand je me permettais quelques conseils, il me traitait de vieille radoteuse, de vieille folle!..
(Voyant que Germaine s'est Jovée brusquement.) OÙ vaS-tu ? germaine;, gagnant Ja porte.
Peu vous ipiporte I ^^
St
ADÈLE
Reste ici.
GERMAINE
Nonl
Elle sortj en battant la porte.
EMILIE^ tombant dans un fauteuil.
Oh ! cette enfant ! cette enfant me tuera !