ACTE DEUXIEME
GERMAINE
Mais maintenant que je ne suis plus qu'une petite fille sans dot...
d'albigny.
Tu ne me comprends pas... Je te demande seulement d'attendre... de réfléchir.
GERMAINE
Ne mens pas! Je te connais, maintenant! Tu ne me répondais pas, parce que tu avais peur... et ce n'est que lorsque mes lettres sont devenues pressantes, que par peur, toujours par peur, tu es venu !
d'albigny.
Gela te prouve que je n'ai pas l'intention de te quitter.
germaine.
Puisque tu es ici, tu vas voir mon père I... Je lui dirai tout !
d'albigny, vivement.
Tu n'oseras pas!
GERMAINE
Ah! misérable! tu comptais là-dessus!... (Méprisante.) Et voilà l'homme que j'ai aimé !...
d'albigny.
Prenez garde, Germaine, on peut vous entendre !...
GERMAINE, s'etfondrant.
Ah ! le lâche! le lâche !
d'albigny.
Ge n'est pas devant vos menaces que je céderai !..,
germaine, suppliante.
Je t'en prie, mon chéri, ne m'abandonne pas!... Je t'aime... tu le sais bien !...
D'ALBIGNY, gagnant la porte.
Je VOUS promets, Germaine, de faire tout mon possible auprès de mon père...
GERMAINE, vivement.
Gomment, vous partez ?...
d'albigny.
Il est préférable pour vous que votre famille ne me trouve pas ici !
GERMAINE, avec force.
Vous ne partirez pas avant d'avoir parlé à mon
père !
d'albigny.
Cependant... Germaine.
germaine.
Vous ne partirez pas.
d'albigny.
Je vous assure... il vaut mieux...
germaine, avec éclat et lui barrant la porte.
Vous ne partirez pas.
Au même moment, apparaît tapte Emilie, suivie de Constance. Elle entend les derniers mots et demeure atterrée.
d'albigny, se retournant et l'apercevant. Oh ( (Très gêné, mais reprenant son calme.) Permettez-
moi de me retirer, mademoiselle... Le général saura où me trouver, s'il le juge nécessaire.
germaine, douloureusement.
Oui, oui... partez! partez!... que je ne vous voie plus jamais!... Oh! le lâche ! le lâche!...
Il sort. Elle tombe accablée et pleurant.