‹ L'auréole; comédie en cinq actes [par] J. Chancel & H. De GorsseChapitre 9 sur 119 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, LE GÉNÉRAL SERVIN, Des Offi-

GIERSj et à la fin, JOSEPH.

LE GÉNÉRAL

Bonjour, madame. Bonjour, Aquilàr.

AQUILAR.

Vous n'êtes pas trop fatigué, général?

LE GÉNÉRAL

Fatigué !... Rassurez-vous, Aquilar, le coffre est

encore bon. Dieu merci I (se tournant vers madame Aquilàr.) Excusez-nous, chère madame, de venir nous implanter ainsi cliez vous, comme des conquérants ! Ce sont les exigences du métier !

MADAME AQUILAR.

Exigences qui nous ravissent, général. Nous sommes trop heureux...

aOuilar.

J'avais, du reste, sollicité moi-même l'hoiineur de vous recevoir, général.

LE GÉNÉRAL

Trop aimable. Voulez-vous me permettre de vous présenter ces messieurs ? (présentant.) Le colonel de Launay, le commandant de Vertpré, le capitaine Golin, le lieutenant Valéry.

Les officiers s'inclinent.

MONSIEUR et MADAME AQUIiiAR.

Messieurs!...

il L'AURÉOLE

AQUILAR.

Et comment va votre charmante fille, général?

LE GÉNÉRAL

Ma petite diablesse ?

MADAME AQUILAR.

Où l'avez-vous laissée ?

LE GÉNÉRAL

A Clerniont, chère madame^, en compagnie de miss Clarck, son institutrice. Oh ! ça ne fut pas commode! Figurez-vous qu'elle voulait absolument suivre les manœuvres avec moi. (Riant.) Quelle enfant terrible !. La voyez-vous, cavalcadant dans mon Etat-Major.

MADAME AQUILAR.

C'eût été charmant.

LE GÉNÉRAL

Mais bien peu militaire, vous en conviendrez. J'ai tenu bon et j'ai refusé.

AQUILAR.

Père dénaturé !...

Non, non, je suis trop faible avec cette enfant... et elle en abuse. Aussi, comme nous sommes en manœuvres de brigade et que je ne dépends de personne, (Riant.) j'ai jugé inutile d'emmener avec moi., mon général en chef.

MADAME AQUILAR.

Pauvre Germaine !

LE GÉNÉRAL

Je l'ai seulement autorisée à venir mardi, pour la grande revue. Je n'ai pas cru devoir l'en priver. Elle en serait tombée malade.

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