‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 1 sur 240 · L'aurore de la philosophie grecque · texte numérisé non relu

L'aurore de la philosophie grecque

La première édition de cet ouvrage a paru il y a vingt-sept ans, en 1892; la traduction française a été faite sur la seconde (1908), qui avait été entièrement revisée à la lumière des découvertes faites dans l'intervalle. Il y en a eu de nouvelles dès lors, et j'aurais désiré qu'une troisième édition de l'original pût être publiée avant qu'il fût traduit. Ce désir n'a pu se réaliser, et la seule chose qui m'ait été possible, c'est défaire quelques corrections aux endroits où cela m'a paru le plus nécessaire. De plus amples modifications eussent exigé une revision plus complète que ne me le permettaient les circonstances.

Par exemple, je suis maintenant convaincu que la théorie d'un mouvement planétaire composé, formé de la révolution diurne des deux et du mouvement orbital des planètes, est en réalité pythagoricienne, ^et que le passage de Platon (Lois 822 a), dont fai inféré le contraire, doit être interprété autrement. Je tiens maintenant pour certain que Platon y nie la théorie suivant laquelle le mouvement des planètes est composé, comme il était en droit de le faire du moment que la révolution diurne des deux avait été expliquée comme due à un mouvement de la terre elle-même. Cela n'affecte pas l'analyse que j'ai donnée de la théorie ionienne, qui était encore soutenue par Démocrite.

La présente traduction est l'œuvre de M. A. Reymond, qui y a consacré tous ses soins, et j'en ai lu toutes les épreuves, quoique les circonstances actuelles y missent de nombreux obstacles. La censure militaire prenait un temps considérable

Page 1