‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 137 sur 240 · Des membres solitaires erraient, cherchant à s'unir · texte numérisé non relu

Des membres solitaires erraient, cherchant à s'unir

59. Mais quand, au Dieu, le Dieu se fut mélangé dans une plus forte proportion, ces choses se réunirent au hasard de leurs rencontres, et beaucoup d'autres choses naquirent continuellement à part elles.

60. Des créatures à la démarche traînante, avec des mains innombrables.

61. Beaucoup de créatures naquirent avec des faces et des poitrines regardant en différentes directions ; quelques-unes, progéniture de bœufs à face d'hommes, tandis que d'autres, au contraire, venaient au monde, progéniture d'hommes à têtes de bœufs, et des créatures en qui la nature des hommes et des femmes était mélangée, et pourvues de parties stériles ', — R. P. 173 b.

62. Allons, écoute nîaintenant comment le Feu, quand il fut séparé, fit surgir les rejetons des hommes nés de la nuit et les femmes aux larmes abondantes ; car mon discours ne s'écarte pas du but et n'est point dépourvu de sagesse. Des t3'pes entièrement formés naquirent d'abord de la terre, ayant une portion à la fois d'eau et de feu ^. Ces types, ce fut le Feu qui les fit

1 Je lis oxeîpoiç avec Diels, Hermès, XV, loc. cit.

- .le garde ei'Seoç (i. c, toso^), qui est la leçon des rass de Simplicius. Cf. plus haut, p. 244, n. 2.

EMPÉDOCLE d'aGRIGENTE 249

surgir, désireux d'atteindre son semblable ; mais ils ne montraient encore ni la forme charmante des membres féminins, ni la voix et les parties qui sont propres aux hommes. — R. P. 173 c.

63. ...Mais la substance des membres (de l'enfant) est partagée entre eux, en partie dans (le corps) de l'homme, en partie dans celui de la femme.

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