CXC. — Animaux et plantes
Les créatures vivantes sont nées de la terre, sans doute sous l'influence de la chaleur. Leurs âmes sont naturellement de l'air, et leurs différences sont dues aux degrés variés dans lesquels il est raréfié ou condensé (frg. 5). Aucun siège spécial, tel que le cœur ou le cerveau, n'a été assigné à l'âme ; elle est simplement constituée par l'air chaud, qui circule avec le sang dans les veines.
Les théories de Diogène relativement à la génération, à la respiration et au sang appartiennent à l'histoire de la médecine ', et quant à sa théorie de la sensation, telle qu'elle est analysée par Théophraste *, il suffit de la men-
1 Aet. II, 8, 1 (R. P. 215; DV 51 A 11).
« Simpl. Phijs. p. 1121, 12 (DV 3 A 11). Voir chap. I, p. 84, n. 3.
3 Voir Censorinus, 6, 3 (DV 51 A 25) cité dans Dox. p. 191.
4 Theophr. de Sens. 39 sq. (R. P. 213, 214; DV 51 A 19). Pour une analyse complète, voir Beare, p. 41 sq., 105, 140, 169. 209, 258. Ainsi que le remarque Beare, Diogène « est l'un des psychologues les plus intéressants parmi ceux qui ont précédé Platon » (p. 258).
tionner en passant. En deux mots, elle se résume en ceci : que toute sensation est produite par l'action de l'air sur ie cerveau et d'autres organes, tandis que le plaisir est une aération du sang. Mais les détails de cette théorie ne peuvent être convenablement étudiés qu'en connexion avec les écrits hippocratiques ; car Diogène ne représente pas réellement la vieille tradition cosmologique, mais un nouveau développement de vues philosophiques réactionnaires, combiné avec un enthousiasme entièrement nouveau pour l'investigation de détail et l'accumulation de faits.