‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 78 sur 240 · Toutes choses sont un échange pour du feu et le feu pour · texte numérisé non relu

Toutes choses sont un échange pour du feu et le feu pour

1 Voir chap. II, p. 109, n. 1. La leçon la mieux attestée est èiton^oaTO, non èuoiTjaEv, et èTT:otirjaaTo éautoù signifie a revendiqua pour lui-même ». Les mots èxXe^âusvoç raura; xàç auyYpa^âç ont été suspectés depuis l'époque de Schleiermacher, et Diels en est maintenant venu à regarder le fragment tout entier comme apocr3'^phe. Et cela, parce que l'on s'est fondé sur ce fi-agment pour prouver que Pythagore a écrit des livres (cf. Diels, Arch. III, p. 451). Comme l'a fait ressortir Bj'water, cependant, le fragment n'affirme rien de tel ; il dit seulement que Pythagore lisait des livres, ce que nous pouvons présumer qu'il fit. Je ferai remarquer en outre que le vieux mot ouyyoacpâç surprendrait chez un faussaire, et qu'il serait étrange que l'on eût omis précisément la chose que l'on voulait prouver. Le dernier indice de l'attribution d'un livre à Pj^thagore disparaît si nous lisons èitoti^aaTo au lieu de èuoîïjaev. Naturellement, un écrivain postérieur, lisant que Pj'thagore faisait des extraits de livres, devait supposer qu'il les insérait dans un livre de lui, exactement comme le faisaient les contemporains de cet écrivain. Au surplus, je prends le mot tatopiT) au sens de science, et j'y vois une antithèse à la xaxoTS^vtT] que Pythagore puisait dans les ouyYpacpat d'hommes tels que Phérécyde de Syros.

2 Le mot x6o[xoç doit signifier ici « monde » et non pas simplement « ordre », car seul le monde a pu être identifié avec le feu. Cet emploi du mot est pythagoricien, et il n'j' a pas de raison de douter qu'Heraclite ait pu le connaître.

3 11 est important de noter que [lÉtpa est un accusatif interne dépendant d'àiiTÔpsvov : « s'allumant selon ses mesures et s'éteignant selon ses mesures. »

'' Sur le mot itpYjaxïjp, voir plus loin, p. 168, n. 2.

toutes choses, de même que les marchandises pour l'or et l'or pour les marchandises. — R. P. 35; D 90.

23. Elle devient mer liquide, et est mesurée avec la même mesure qu'avant de devenir terre \ — R. P. 39; D 31 b.

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