Le feu est manque et excès. — R. P. 36 a; D
25. Le feu vit (du verbe vivre) la mort de l'air- et l'air vit la mort du feu ; l'eau vit la mort de la terre, la terre celle de l'eau. — R.P. 37 ; D 76.
26. Le feu, dans son progrès, jugera et condamnera toutes choses ^— R. P. 36a; D 66.
27. Comment pourrait-on se cacher de ce qui ne se couche jamais? — D 16.
28. C'est la foudre qui dirige le cours de toutes choses. — R. P. 35&;D64.
29. Le soleil ne franchira pas ses mesures ; s'il le fait, les Erinyes, servantes de la Justice, le découvriront. — R. P. 39 ; D94.
30. La limite de l'Orient et de l'Occident est l'Ourse; et à l'opposé de l'Ourse est le domaine du brillant Zeus*. — D 120.
31. S'il n'}' avait pas de soleil, il ferait nuit, quoi que pussent faire tous les autres astres*. — D 99.
> Le sujet de ce fragment est yT], comme nous le voyons par Diog. IX, 9 (R. P. 36) : TtâXiv ta au ttjv y^* '/îîff^ai; et par Aet. I, 3, 11 (Dox. p. 284 a 1; & 5; DV 12 A 5): eitsira àva^aÀiuaîvrjv ttjv ff^y ûiio -où iiupôç yjast (Dùbner; oJsôi, libri) uSujp àT:oTsX£Ïo9^at. Heraclite pouvait bien dire f^ OiXaaaa hf.a.y isxa.i. et le contexte de Clément (Stroni. V, p. 712) semble l'impliquer. La phrase asTpésTai sîç tov aùtov Xofow peut seulement signifier que la proportion des mesures reste constante. Ainsi le comprend en fait Zeller (p. 690, n. 1) : zu derselben Grosse.
- Avec Diels j'adopte la transposition (proposée par Tocco) de àspoç et de Y^Ç-
2 Je comprends è-iïeX&ov de la itupôî s^oSoj, sur laquelle voir plus loin, p. 170. C'est Diels qui a fait remarquer que xaxaXafx^âvsiv est l'ancien terme signifiant «condamner». C'est, littéralement, «dépasser», exactement comme alpîîv est « prendre. ».
.* Dans ce fragment, il est clair que oùpoç = réppaxa, et signifie par conséquent « domaine » et non « colline ». Comme a"&pioc ZsÛî signifie le brillant ciel bleu, je ne puis croire que son ojoo; puisse être le pôle sud, comme le prétend Diels. C'est plus probablement l'horizon. J'incline à voir dans ce fragment une protestation contre la tliéorie pj'thagoricienne d'un hémisphère sud.
5 Nous savons par Diog. IX, 10 (cité plus loin, p. 167) qu'Heraclite expliquait pourquoi le soleil était plus chaud et plus brillant que la lune, et ceci est sans doute un fragment de sa démonstration. Je pense mainte-