Ceux qui dorment sont des compagnons de travail
91 a. La pensée est commune à tous. — D 113.
niptions qu'il a subies. Suivant Etienne, auquel se rallient Bywater at Diels, nous devrions lire : Ajtj ir/jf] oosturiTT] zaî àoiz-rri, çijotj (ou plutôt Çrjpâ — la forme ionienne n'a^-ant pu apparaître que lorsque le mot entra dans le texte) étant une simple glose au mot quelque peu désuet de oiJT]. Quand une fois Z'']-''^, se fut glissé dans le texte, œjt) devint aùvi^. et l'on eut la phrase : « la lumière sèche est l'âme la plus sage, » d'où le siccuni lumen de Bacon. Or cette leçon est certainement aussi ancienne que Plutarque qui, dans sa vie de Romulus (ch. 28), donne à a-^-^ri le sens d'éclair, qu'il a quelquefois, et suppose que l'idée est que l'âme sage s'échappe en brûlant de la prison du corps comme l'éclair sec (que cela soit ce que cela voudra) à travers un nuage. A mon sens, le fait que Clément a commis la même erreur ne prouve rien du tout (Zeller, p. 705, n. 3), sinon qu'il avait lu son Plutarque. Enfin, il vaut la peine de noter que, quoique Plutarque ait dû écrire aÙYT], les mss vatient entre auTT] et tzJTi^. L'étape suivante est la corruption du corrompu aùyi^ en ou Y^, ce qui exprime cette pensée que <( là où la terre est sèche, l'âme est la meilleure ». Cette variante existait déjà du temps de Philon (voir les notes de Bj-vvater).
• Je prends ici asxaTiïaôvTa dans le sens de « mus », d'une YpaiiuV] ou division du jeu de dames à une autre.
91 b. Ceux qui parlent avec intelligence doivent tenir ferme à ce qui est commun à tous, de même qu'une cité tient ferme à sa loi, et même plus fortement. Car toutes les lois humaines sont nourries par la seule loi divine. Elle prévaut autant qu'elle le veut, et suffit à toutes choses, sans même s'épuiser. — R.P. 43; D 119.
92. Ainsi nous devons suivre le commun \ et cependant la plupart vivent comme s'ils avaient une sagesse à eux. — R. P. 44; D2.
93. Ils sont étrangers aux choses avec lesquelles ils ont un commerce constante — R. P. 32 t; D 72.