L'Australie intérieure: explorations et voyages à travers le continent
1° Dds ou plutienrs retitions Inédilea et des inémoirea origiDini, «ecoinpagn«i de cirles du de plans toutes les fois qne le sujet l'exige ;
V L'enllyse et des eitnila an des iridoctions partielles d'an ou de plnlïeura ouvragea récenla, (raD(iia ou étrangers;
a» Un eholi nombreux et larié de nouvelles gèogrspblquas prtaentaul l'ensemble du mauTement géographique du moia, al d'irliclea diiers, de nolices, aie., parmi lea plua piquanls et lea plus lemarquiblea publiés par loi recueila et par les]oumaai frauEiia, ou par les rcTues élraDgârea;
4* Le eompte rendu des travaux de tontes les soeiilés aaranles de l'Bunipo en M qui se rapporte aux sciencea géographiques!
s* Une blMi«srapbie Irés-eomplAIe de iwite* les publleallont géegnpbiqnei du noia.
Ponr Paris SO fr.
Pour les départemeDla 30 Tr.
Pour l'élraDger 43 fr.
Nota. Od ne peut paa souaorire pour moins d'ane année, qui doit loujoun
Les MOITTELZiIlS AMHJUiES BBS VOTAOBS, une dea plus anciennes reTuea acientiSques publiteien France, wt la seule qui soit exolutlTement coniacrte aux sciences géographiques el historiques. Créées en iloe par Halle-Brwi, elles ont louiouis oODtlnué h paraître sans interruption Jusqu'i
Chaque année lormo 4 [orti TOlnme* in-l» et un ouTrage cotcplel qui représente fldèlenienl le mouTement dea nouTolles, ainsi que des eiplorallons géographiques de l'année.
Des caries spéciales , eiéeulées STeo le plu* grand aoin, tiennent toujours le lecteur «u courant des ohiniemenls et de* décauTeriea tes plus récenlea.
tarli.— Imprimé par B. TninraTetC*, 16, me Racine.
L'AUSTRALIE INTÉRIECHE.
ET VOTAGES A TRAVERS LE CONTINENT AUSTRAUEN
DE 1860 A. 186a.
Coup d'œil tur les colonies attttratîennes.
L'Australie n'est pas une terre historique, son nom n'a pas le prestige que dotiDe un glorieux passé. Perdue au milieu des solitudes du grand Océan, cette lie immense demeurait immobile petidant que le vieux monde accomplissait le laborieux enfantement de sa vie actuelle ; on la disait sans espérances comme elle est sans souvenirs, et l'Europe la traitait avec un dédain superbe. Il ; a cinquante ans, en eSet, le continent austral n'était qu'un lieu de déportation, un désert babite par quelques tribus barbares, une campagne parcourue par des voleurs déportés. Les convicts n'y trouvaient pas une nourriture suffisante. Pendant un quart de siècle, k plusieurs reprises, l'absence prolongée des navires anglais j causa la famine. Quant à cette population,
nen ne saurait donner une idée du relâchement de ses mœurs; l'ivrognerie était générale; le rhum, dont les agents du gouvernement avaient le monopole servait de monnaie et de moyen d'échange ; etun juge,Atkins, qui,parsuited'uneconnai5sance insuffisante du droit, avait pris pour conseiller un avocat déporté pour cause de parjure, rendit plusieurs sentences de mort, en état d'ivresse.
Ce tableau cependanta son revers. Quand l'heure du réveil sonna pour l'Australie, rien n'arrêta son essor; un victorieux démenti fit taire la clameur universelle. Aujourd'hui, cette terre se vante d'être la plus riche colonie britaiinique. Les immenses pâturages de Victoria, de la Ifouvelle-Galles, de South-Australia comptent 3,000 stations de squatters avec plus de quinze millions de moutons de race noble; et la récente découverte de l'or a donné au pays en quelques mois une importance qu'il eût été longtemps à acquérir sans elle (1). Aujourd'hui l'Australie fixe l'attention générale, elle est la terre des prodiges, une sève exubérante la déborde, sa croissance subite elTace tous les progrès accomplis, et chaque jour opère en elle des développements merveilleux.
(I C'est, disait il y a peu de jours un savant géo-
(l) La découTerte de l'or praduiiit <Uni les cotoniu ■ustnlleaiwi dei phénomèDci sodaux parUcullen, qnl fnreot l'objet d'une élude lDUr«sui]te au congrts statistique InteroatioDal de Londrw «o 1B60. C'est ainsi qu'il T a dan» la province de Victoria une dlaproporliiKi frappante entre le« deui Miei; 11 ne le trguTe pas noe Mule GinUM parai lea li3,3Bï Cliiocria imigri» duu la colonie en 1BS9.
graphe, c'est un exemple singulièrement frappant ijue l'activité énergi({ue déployée par cette colonie saxonne du monde austral, pour dompter une nature sauvage, s'ouvrir des routes nouvelles à tra* vers des difficultés inouïes, et pousser en avant ses découvertes etjses établissements. Il y a moins d'un siècle, juste une vie d'homme, on ne connaissait de la Nouvelle-Hollande que le pourtour des côtes, et encore avec de grandes lacunes; aujourd'hui, la carte de r Australie nous montre, dans l'est et le sudest, une large zone de pays exploitée et colonisée, où se sont formées trois vastes provinces déjà couvertes de grandes villes et d'établissements agricoles, dontla population exclusivement anglaise (?) augmente d'année en année dans une étonnante progression. Une quatrième province, une quatrième colonie, selon l'expression consacrée, le Queensland, s'est constituée il y a seulement trois ans, et déjà les vues se portent vers le golfe de Carpentarie et vers la côte occidentale pour y former de nouveaux établissements. Ily a aujourd'hui soixante et onze ans que les premiers colons, sortis du rebut de Londres, débarquaient sur la plage déserte de Sidney; Sidney compte aujourd'hui aumoins70,000 habitants, et elle est devenue à son tour la pépinière de colonies nombreuses et prospères. Les territoires qui forment actuellement la province de Victoria n'étaient, il y a vingt-cinq ans, qu'une lande inculte, triste domaine d'un petit nombre de misérables tribus; aujourd'hui Melbounie, la capitale de
U proTÏDce, compte à elle seule au delà de 100,000 habitants. L'Australie, aujourd'hui, a de nombreux cbemius de fer, des télégraphes électriques, de ^andes li^es de navigation fluriale desservies par la vapeur ; elle a ses journaux, ses clubs, ses assemblées ; toute la vie publique et privée de la métropole, tous les merveilleux enfantements de la civilisation européenne, gagnent chaque jour du terrain vers l'intérieur, où d'infatigables pionniers lui ouvrent la voie (1). »
A voir l'empressement et l'activité fiévreuse avec laquelle cette population poursuit la recherche de nouveaux territoires, il semble qu'elle se trouve à l'étroit dans ses possessions actuelles, déjà si vastes. Les efforts des colons tendent de plus en plus à étendre les établissements vers la région centrale. Les troupeaux s'attachent pour ainsi dire à la piste des explorateurs, et il est probable qu'à la suite des derniers voyages, des squatters aventureux ne tarderont pas à pousser leurs moutons sur les chemins du nord.
L'investigation se borna tout d'abord âux contrées du littoral, aux rivières et aux grandes chaînes voisines ; puis les progrès de la colonie amenèrent des explorations nouvelles dont le cercle allait s'agrandissant toujours. Les incitations de la science se mêlèrent à celles de la colonisation ; on voulut ' connaître pour elles-mêmes les parties intérieures
[1) VItUd de SilDl-Hartin, l'^nn^ géographiqvt, ISSS.
du contincDl dont les alwrd» le montrent avec de si efirayantei couleurs.
Les courses d'Eyre dans le bassin du Torress révélèrent l'existesce d'un grand lac dont la forme changeante en fit, à diverses reprises, nier l'existence, et dont les diverses parties, après dix-huit années d'efforts, attendent encore sur nos cartes leur figure précise. L'ardeur des découvertes grandit à mesure (jue Sturt, Rae, Austin, les deux Grégory ouvraient des horizons nouveaux. De même que la mer Boréale, l'Australie aeu sonFranklin, etla recherche de Leichardt, comme celle du grand navigateur, a amené sur le centre de la grande Ile d'importantes investigations. Chaque voyageur voyait ces régions sous un aspect diCTérent; des théories se formèrent sur leur nature, on voulut vérifier ces théories. L'Australie n' était-elle qu'un récent dépôt d'atluvion sur UQ fond coralligène? y avait-il dans la zone centrale des steppes brûlants, de nouveaux Saharas privés d'eau et de verdure, ou bien y devait-on rencontrer une autre Caspienne, sans écoulement et sans nom ? Il importait de résoudre cette question de physique terrestre. La traversée du continent, en le coupant par ses parties centrales, devint la pensée dominante des explorateurs australiens. Il y eut des sacrifices et des martyrs. Toutes les provinces luttèrent à l'envi pour atteindre en premier lieule but désiré. Burke succombe à la tâche, Stuart échoue dans deux premières tentatives; mais l'insuccès ne fait qu'exalter l'ardeur des découvertes ;
OD marche malgré les <J>stacles, et en moins d'une aonée le continent est franchi dans quatre directions différentes.
ir.
Second voyage de Stuart, 1861.
Ses derniers préparatifs achevés, Stuart quitta les bords du Chambers-Creek (situé par 29* SO* de Intilude méridionale et 13 de long, est), accompagné de 11 hommes et de 49 d^evaux, sur la mémeroute qu'il ayaitdéjà suivie en 1860; ses anciens compagnons, Kekwick et Head, étaient du voyage. Une indisposition du chef, des diûîcuUés avec les chevaus , la sécheresse, la chaleur, furent cause que l'on avança bien peu le premier mois. Vers la fin de février, en remontant le long du lit delà rivière Finke, il se trouva que le bras le plus septentrional qui vient de la colonne de Chambers (1) se réunit k l'est du mont Humphries à un bras méridional, 'et reçoit plus loin, aux environs du mont Daniel, une rivière du nom de Goyder. L'expédition s'arrêta sur les Lords du Finke, jusqu'au 12 mars, pour se diriger avec plus de célérité vers le nord, La vallée de Hugh et la chaioe de Mac Donnell offrirent de l'eau eo abondance, bien qu'il n'y eût pas plu depuis douze mois, comme l'attestaient les traces de la précédente visite. La découverte de sources fortement imprégnées de soude,
(1) Vitjtila iVouvtUu ^nnalM de julUei 1B63, p. a.
daDs les monts MacDoimell, fut très-intéressante, et l'on en trouva plusieurs autres semblables en chercbant de l'eau lors du retour. Le pays offrait éga> lement du marbrediversement coloré, un beau granit Tert, et le palmier déjà observé l'année précédente; la cuisson donnait un goût agréable aux jeunes feuilles de cet arbre, mais leur usage eut de mauvaises suites. Stuart opéra sans difficulté la traversée de la chaîne de Rejuold, où l'arbre aux fruits rouges, semblables au haricot, observé précédemment, se trouvaiten pleine floraison.
L'expédition trouva constamment de l'eau et de l'herbe en abondance et atteignit l'Âttack-Creek dès le 24 avril, au point même où, une année auparavant, des rencontres hostiles avec les indigènes avaient contraint Stuart à battre en retraite. Au delà, le pays qui s'ouvrait aux explorateurs était tout à fait nouveau. Le journal de la première exploration constate que le terme de ce voyage fut une chaîne déjà aperçue du haut des montagnes plus méridionales, et que le désir de suivre le cours de l'Atlack-Greek empêcha Stuart de l'explorer. Il donna à cette chaîne le nom de WhiHngton's Range. Au sud, le pays est assez, ouvert, mais le sol est revêtu de skrub, de triodia et d'un peu d'herbe. Les bassins de Hayward et de l'Attack ont seuls une belle végétation. Stuart se dirigea vers les montagnes sans voir un seul indigène. Une marche de six millesle conduisit sur les premières hauteurs de ta chaîne , où il rencontra un large ruisseau bordé
d'eucalypteg» dont le lit alLaitrera l'est. Ce ruisseau fut appelé Morphett ; il renfermait de grands réservoirs semblables à ceux de l'Attack, et les dimensions ne sont pas inférieures à celles de ce cours d'eau. Le voyageur tourna ensuite vers le nordouest, gravit une autre partie de la chaîne et suivit ses versants ; elle est prioci paiement formée de rocbes ferrugineuses (ironslones, des grès?), de granit, de calcaires et de marbre blanc ; ses versants couverts d'eucalyptes la distinguentdes cimes dénudées que l'on avait vues jusqu'alors. Une zone boisée s'étendait à son pied, bornée elle-même par d'autres hauteurs. Stuart ayant suivi ses ramifications rocheuses, trouva une vaste plaise avec quelques bouquets d'arbres et des creeks desséchés (18° 38' latitude sud). Toute In contrée avait un aspect aride, les herbages étaient brûlés par le soleil et le sol sons la moindre goutte d'eau. L'expédition pensait déjà revenir au Morphett-Creek, lorsqu'elle trouva un nouveau ravin allant au nord, qui la conduisit auprès d'un large creek avec de l'eau en abondance (18° 35' 20" sud). Là croissaientunemultitudedeplantes nouvelles; parmi elles se trouvait une herbe semblable au froment et un arbre dont les fruits, parleurforme et leur couleur, rappelaient la prune. Le terrain d'alentour est revêtu de magnifiques p&lurages, et la grue, l'ému, l'ibis animent les rives du cours d'eau qui va se perdre dans une plaine plantureuse.
Le 39 avril, Stuart franchit de nouvelles collines
pierreuses analogues à la chaîne de WhitiugttHi, et séparées par des vallées formées d'un sol sablonneux, léger. Il loucha un nouveau ruisseau coulant entre de jolis eucalyptes, et, après avoir traversé d'épais fourrés, atteignit le sommet du mont Primrose. La vue dont on jouissait de ce point n'était pas bien étendue ; au sud-ouest se trouvaient des forêts épaisses, plus loin une chaîne d'apparence considérable ; au nord et au nord-est, deux plaines herbeuses, puis des collines élevés, arides, qui s'abaissaient vers les forêts du sud-ouest. Un ruisseau passait au pied de la montagne; Stuart établit son bivac sur ses bords, par IS* S5' latitude sud, en un point où il renfermait de l'eau, quoique avec peu d'herbe. Un chemin des plus pénibles, au milieu de touSes de triodîas et d'eucalyptes rabougris, le conduisit ensuite au Hunter's-Creek, situé sar te revers septentrional d'une montagne élevée, et formant à l'entrée de la vallée un étang profond et qui semblait ne devoir jamais tarir. Une plaine revêtue d'une forêt épaisse, mais sans hauteurs, apparut au nord; les montagnes semblaient finir en ce point. On aperçut vers le nord seulement l'extrémité de la chaîne où le Hunter prend sa source. La tentative de traverser ces plaines vers le nordouest fut le premier des nombreux essais manques de Stuart pour parvenir parce côté jusqu'au fleuve Victoria. Le sol était très-aride, de faibles eucalyptes, çit et là quelques touffes d'herbe, représentaient seules la végétation, et sa surface pierreuse
affaiblit beaucoup les chevaux. Dans le cours inférieur duHuDter, ityavait biendebeauxpàturageg, mais déjà à une demi-lieue de ses rives commençaient le sable, les spinifex et des buissons, parmi lesquels un nouvel arbre à l'écorce grise, aux feuilles petites et foncées, semblables aux ailesdu papillon, et qui remplaçait te gommier. Comme le creek se perdit dans la plaine, et que plus au nord on pouvait trouver une végétation plus riche, mais pas d'eau, l'expédition retourna, le 2 mai, à la partie supérieure duHunter, pour aller ensuitedroitaunord. De hautes herbes, lesspinifex, des buissons «durs comme de la baleine, a puis une plaine immense, présentant à de longs intervalles quelques mares dans les ravins, se succédèrent tour à tour. A son extrémité orientale. In plaine touchait une chaîne de collines basses, déchiquetées, formées de grès, de granit, de quartz, de roches ferrugineuses. Du haut de ces collines, les monts Ashburton, Stuart aperçut la continuation de la plaine presque absolument privée d'arbres ; il lui imposa le nom de SturL
Les perspectives étaient bien sombres, l'épuisement des chevaux, dont presque tous tes fers étaient usés, ne permettait guère de passer la plaine anhydre par une chaleur aussi intense, et nulle part un pays plus élevé ne donnait l'espoir de trouver de l'eau. Un instant une bande de pélicans venus du nord releva le courage des voyageurs, mais l'illusion ne dura' pas : lorsque le lendemain ils avancé-
reot dans cette directioD, ils ne trouvèrent qu'une plaine couverte d'berbe, qui opposa à la marche plus de difficultés que tous les espaces parcourus jusqu'alors. Elle était sillonnée de crevasses et de trous dans lesquels les chevaux tombaient à chaque instant, à cause des herhes hautes et touffues qui les cachaient complètement. Cette plaine formait sans doute, à une époque ancienne, le fond d'un lac : les nombreux coquillages d'eau douce épars sur le sol et plus spécialement sur le versant d'une colline, de même que la constitution de son alluvion fertile, en sont la preuve évidente. L'eau y a dû avoir une profondeur de 4 mètres, mais elle a disparu depuis bien longtemps. L'expédition, lors de son passage, n'en trouva pas la moindre goutte sur toute l'étenduede la plaine. Des eucalyptes rabougris se présentèrent de nouveau au delà de ce hussin. Il fut impossible de pousser jusqu'au Victoria par celle voie, mais l'un des membres de l'expédition ayant aperçu du haut d'un arbre une élévation du sol dans le lointain, Stuart se décida à reconnaître à tout prix cette hauteur, après avoir ramené ses gens au pied des monts Ashburton. lise miten route Ie9maif accompagné de deux hommes et de sept chevaux. Le terrain lacustre que l'on avait déjà vu auparavant se continua sur un prolongement de 43 kilomètres avec ses crevasses, ses ravins et son exubérance d'herhes hautes de plusieurs pieds ; puis les voyageurs parvinrent sur un terrain formé de sable rougeàtre, portant tour à tour des spinifes, des
herbes, desmaltées, des forêts d'eucalyptes, et atteignirent, le 10 au matin, l'éleTation cherchée dont l'aspect leur causa la plus atnère déception. C'étaient des collines de sable rougeitre, de 60 mètres de hauteur, revêtues d'épais fourrés; la lunette ne montrait aucune chaîne, pas une colline plus élevée, il n'y avait partout que des monticules sablonneux avec des buissons et des gommiers rabougris qui semblaient se perdre vers l'ouest en Un plateau ondulé. Cette perspective désolante convainquit Stuart de l'impossibilité de pénétr«r plus avant dans cette direction. Aucun signe n'indiquait la présence de l'eau stir tout son chemin, et il n'y avait nul espoir d'en trouver dans le désert de sable situé au delà; une seule journée de fatigue comme les deux marches précédentes eût exposé au plus grand danger la vie des voyageurs et celle de leurs chevaux. On reprit sans hésiter le chemin du camp que les chevaux eurent de la peine à atteindre, tellement la chaleur et la soif les avaient affaiblis, a Quelques heures encore; dit StUart, et ]e perdais la moitié de mes chevaux, d
L'expédition campait alors sur les rives du HaWker-Creek, derrière les premiers rameaux de U chaîne d'Ashburton, où il y avait de l'eau et de l'herbe en suffisance. Masters trouva là sur un arbre un cercueil d'enfant, d'un travail et d'unebeauté remarquable-,il était taillé, sous forme de nacelle dans une seule pièce de bois, long de S pieds et demi, profond de 11 pouces sur 10 de large au milieu,