‹ L'autelChapitre 11 sur 62 · PAU · texte numérisé non relu

PAU

tée de vert.

lon cher Vouniel..

.— Mon bon ami!

— Monsieur le or Aee général !..

1 son cabinet. | do — Oui, oui, tout à l'heure.

tes de cette multitude déçue, il ronchonna :

où ilnw’ya qu’une issue pour y arriver du dehors ! a

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— Monsieur de Vriane, recevez-moi., J'attends depuis u

— Mon petit Guy, tu n’es qu’ une rosse si 4 ne me fais pas entrer ! déclara Rois rousse grasse, chepReE /

. Vêtements extraordinaires cabots pa en quéte 5 d'e engagements. ae EE | ni.

Mais il avait été reconnu. Une clameur ni di et à | ie s’éleva ; un remous tassa les assistants sur ses talons. Pendant qu'il ouvrait en hâte la porte avec son

Guy secoua toutes ces étreintes et poussa Robert dans .

: à Et, laporte refermée à clef sur les protestations bruyan- a AC idiots Lombez de me coller dans cette pièce

* Très petit, le cabinet, vivement éclairé par se pa- Se pillons de gaz, avait ses murs de plâtre à moitié dissimu- Pi és sous de grandes affiches aux couleurs voyantes. in gros chat blanc et noir occupait Punique chaise. Assisé.» sur un coin de la table couverte de papiers en désordre, Ë

: Ad ra dame va ; és Hat la porte ouverte donnant sur une autre salle, un ee bruit de déclamation monotone venait. L'on répétait les u : deux pièces un peu partout « dans le théâtre, la scène 1. ee A

Pa A tant pas encore complètement aménagée. a .

Robert eut un sursaut de colère. A

het 74 | ne Comment, vous êtes ici, Mady 1. !.. Alors, on ne trac ne vaille pas aujourd” HN ho sn

PA affectait de ne pas apercevoir La Boustière, qui ui saluait avec embarras : l'auteur parisien Lintimidaite ai “ extrêmement. | où CES PAU

| { Mady sourit, tendant la main.

Vo Eh bien, quoi ! l’on vous attendait nt eusemble… in D D ailleurs, les autres piochent leurs scènes.

ne Le caresse de sa voix et de son regard ait instanta-

es | nément sur Robert. Ses yeux répondirent fectueuse 4 . ment à la jeune femme; et, se > touruant, il serra la nain. de La Boustière. | Cire bien” : ts ane Re Du reste, sans attendre la réponse de son confrère,

k il poussa Madeleine: soie ie

to : — Allons, dépéchons. | à #2 Boustière osa objecter :

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no: — Mademoiselle Jaubert, vous m aviez promis de re- A: prendre la grande scène avec Jésus ÿ Fe LR protesta : : ! AAC

x 2 < tai 4 = Nu, ses ee Voici une heure que vous auriez pu em- Us player 1. Lei vous 81 avez gâchée, tant pis pour vous !..

; La Bonstière dit dant eue Le | s :

— Mademoiselle était prête, mais Jésus reste chez le. ie recieur, us retient je ne sais pourquoi... à

— Je: m’en fchou un | peu ! cria “Robert, énervé. | Mady, en voilà assez, venez. PA nr

* Gentil, l'actrice sourit à 1. Bohsubo à. LEE ES

se Ne vous chagrinez pas... Jacques de Caula est Libre nets ce soir, si vous voulez, nous répéterons à huit heures, | +

ie chez moi. … Nous ferons une bonne séance. a HU + Sa main sur le bras de la] Le femme, > Robertrépéta de ne avec déhoree. D : DR NP R ARE

Li M Venez; Mady esse eseUR eee te .

Dans le corridor, ades que Vriane, avec un regard furtif de leur côté retenait La Boustière sous un prétexte, Robert s’ empara des mains de Mady, et les yeux dans ses yeux, son visage tout près de celui de la jeune fem me, SEA il jeta d’une voix basse, agressive et jalouse : — Décidément, c’est votre amant? ARE | Elle se dégagea, souriant avec une gêne. Dem Hi — Comme vous êtes drôle, Cie Bien : sûr que. En

non! | A . ses NPA

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Il continua avec dépit : 2 | Je me demande pourquoi vous vous donnez la peine ae de mentir avec moi, qui ne suis qu'u un ami et qui ne serai nu que cela pour vous! : ie se RE Aussi, je ne mens pas. DA | ae Ton deux étaient pâles. Euleur unique et absorbante No . préoccupation d'eux-mêmes, ils n ’accordaient aucune attention aux perpétuelles allées et venues du personnel, ve des ouvriers, des maçons, des électriciens, des charpen- | tiers qui passaient contre eux, chariant des sacs. des ie Le planches, emportant des décombres. à PAU ur es Excusez ! excusez l…. SE ANT Fe : AIS '8e rangeaient, aveugles et sourds pour ce qui les. rate entourait, sans détacher leurs regards rivés qui essayaient | avidéement de lire dans Pà âme de autre.

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© Robert insistait ; presque grossier ; elle se défendait ! Fa sans songer à $ ’offenser. tds ra on La voix furibonde de Lombez fe ie aux nécessi- * tés de J'heñre présenté + s 7 Non, mais, Mady, tu es là et tu ne montes pas ! a a ; © Caula s’en allait! : | | de.

15 re PU en lac. dans re. nine à : sa = Cest M. La Boustière qui m'a rétenuel - :* : En haut, le camarade de Madeleine attendait, exami- pe nant avec froideur la visible émotion de lPauteur à de ‘14 son interprète. HART sue A fs. imbéciles ! pensait- -il, en leur du un terme analogue, mais ot plus énergique. $ De bonne Colle gasconne, d’une noble origine portugaise, pourvu du diplôme de docteur en médecine, «07 ; ho au lieu d’exercer, s’était tout à coup fait co- > + médien, conquérant d'emblée l’une des premières places. parmi les acteurs en vedette du jour. Il gagnait gros, particulièrement parce que ce n’était pas un cabot proprement dit et qu’il avait ke réputation de « faire de Part. pour Part ». SE no C'était pour. soutenir cette. ‘réputation qu'il acceptait | no volontiers de temps à autre — contre de fort cachets — de jouer «en représentations », dans quelque théâtre à côté, des pièces d'amateurs ou de jeunes. Dans ces œu- + vées, souvent inégales, incomplètes, mais qui offraient = de beaux passages, des thèses curieuses, des élans jose Fe “véniles, le comédien trouvait l’occasion de déployer tou- HS hs tes ses qualités. hi Eu el pouvait montrer un brio, une S otiotalité, parfois Si même une excentricité dans le j jeu qui lui étaient inter- | dits sur la scène quasi-classique où venaient Padmirer DE les bourgeois de Paris et la foule des provinciaux. A une. vanité raisonnée, très calculateur, le docteur-

té He. ceux-ci lui Éiitente De se. il hate

dans ces coulisses de hasard la géniale comédienne ie à herbe sur laquelle il jetterait Le SrAppin avec l'offre dues lien légitime. Il avait l'intention, dès. qu’il aurait décou- a

ee " vert. a compagne rêvée, de fonder un théâtre où tous à deux attireraient la foule, C'était la seconde fois qu’il ju jouait avec Madeleine Jaubert, et si le succés qu elle | remportait dans la pièce de Castély répondait à à sonat- tente, il était décidé à set les choses: ce serait k l'élue. | a Ai C'est pourquoi, clairvoyant, mais indulgent pour Va liaison ébauchée entre la ] jeune femme et Jooh: Pol La 1 Boustière, qui ne pouvait avoir aucun. inconvénient, . nn de Caula ne voyait pas sans ennui le trouble naissant du contact incessant de Mady et de Robert Casns tély. L À à U — Nous répétons ? fit-il brièvement.

Elle enlevait ses gants et son chopeu — Mais oui.

Lombez protesta. — Pas i ici, mes enfants !.…. J'aitende le costumier. l’on va essayer les apôtres et les vier- ges!. . Allez'au foyer, il-est complètement terminé. | Ne vous frottez pas aux murs, vous serez bien gentils, le peinture est fraîche et vous HReUEe de tout gter. ire re Jacques de Caula fit un mouvement de mauvaise hu- ‘neutit | (he | — C’est insipide !.… Ayant votre sale peinture, . voilà deux jaquettes et un pardessus que je perds !... Vous me les paierez, vous savez, Lombez!... Dose DT LL ee hi, sans doute, sans doute, mon. cher! avec les

LR De A ; ;

Jus ee six à promis THères Cotairaient eo Cela sentait bien un es la térébenthine et le vernis, mais l'on ny regardait pas de si près.

“enchantée. x

: Cinq hommes et trois femmes fassés sur des bus | À | quettes se levérent avec empressement. C'étaient les à

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