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. posa sur ile un regard froid, préoccupé. ni d. — Que comptez- -vous faire ? Ne Nes Elle aussi s'était préparée à la lutte. Elle répondit, * à de ë d une voix blanche : A F4 NE a 121 —"Jenen sais rien. * | ae
Et, étudiant le visage de son amant, elle ajoutai — Le mieux serait, sans doute, de s adresser à un. médecin complaisant. IL n’en manque pas. & | à . Robert avait tressailli. Lee À La : 2 Surtout, pas cela! s’écria-t- is véhément. Je vous ". a Je défends!.… N’y songez pas!
ar Ah! l’opération!.… + mensonge des docteurs, dé a 14 fres, les horreurs de ces instants, il en avait essayé ! 4 Après les heures d'angoisse passées près de Suzanne, 10 L n'allait pas recommencer avec Mady!l. ds Non non !.…. Ah ! vous ne vous doutez pas de ce. que c’est. Gé Elle. poursuivait, avec un masque di froideur. qu elle | 8 ’imposait à force de volonté. FU
ue vous que je nie Sila de était ne
| passe encore. … mais, réfléchissez un peu... Je suis ue
ch souffrante, une
fes ne femmes… Je pourrais a cher évidemment très longtemps... mais ce sont mes
i renoncer. . Alors, après, c’est fini. . Quand j je serai dé-
RAR figurée, déformée, qui voudra de moi? et. c’est toute &
à à saison d'hiver perdue. … si ensuile, ie ne suis pas morte — de faim, mon Dieu, tout simplement, sans. “pbs compter. les périls de la situation elle-même. — Oùirai-
oi vous ne vous. souviendrez plus de in os ; connu. vous pas plus que les autres. Ah! Je suis. Dr perdue, si je ne me résous pas — et cela très vite — à . ce que tant d’autres ont cé.
ape pas ! | Elle s’anima, un “éclair d’indiguation Pre ses. longs yeux sombres :
Ne forces. qui me trahiront.. Caula m avait parlé d’un en- .: gagement pour l'été, à Dieppe, avec lui... Mais, c’ esti un service très dur. . de ne pourrai pas... il me faudra A
“er ‘A ce moment, vous serez lancé, vous aurez VOS
NE
U Robert Se TOC DENON ee ne a . — Non, je vous dis! c 7est impossible !.… Rs
# ea ES FAST si à ent Vous ne le permettrez pas ? .. C'est donc que vous
M vYOUS arrogez des droits sur moi?..… Alors, il est éton-
nant que vous teniez si peu compte des devoirs !.…
a eut un sursaut, désagréablement atteint : |
" AS Pérmettez ! ! fit-il d’un ton cassant. Expliquons- nous clairement. DENT NA PAR DRRR Le
Elle eut un ra tout de suite vaincue, étendant la
tue Non à. quoi une Rien. ne un. que nous nous = D \ |entendions l dit- elle amèrement.… en à ie ll persista, [a-voix dure : : : Fe (RTE
— Pardon! Je vois que c’est indispensable 1. 1,56 tan RU
À cet instant, Mady lui était odieuse, et Sirante sé: silhouettait dans son esprit, revêtue d'harmonieuses - couleurs. Le | | \
:, A : — Vous savez et vous saviez ML que je suis | Len marié, et que, par conséquent, il ne pouvait pas exister CA entre nous de liaison proprement dite... Vous me ren- | :. & drez cette justice que je ne vous ai même pas courtisée, . et qu *en somme, un certain soir, vous m'avez en quel- | que sorte enlevé, mis dans l'impossibilité, sous peine de ridicule, de rester dans les bornes amicales que je m’éais peut- -être bien prescrites. M Elle tenta de l’arrêter : | . —dJe ne dis pas le contraire !.… Oui, c’est moi qui vous ai provoqué... moi qui me suis donnée. Et, après avoir pourtant paru goûter une joie égale à le mienne, vous ne m’avez pas même épargné l’amertume de vous écarter de ma route... de vous reprendre après avoir % semblé vous livrer. alors que moi, je m'étais faite vôtre, | nn : oi et âme. Raste a ne ll l’interrompit : / | ra — C’est justement parce qu 1. me semblait que vous | preniez l'aventure trop sérieusement que j'ai voulu laré \ duire à ce qu elle devait être : une simple curiosité de Fe ) part el d'autre, un emballement, un soir d’énervement… ee Elle eut une protestation : JL PO Ve — Ah! comme vous me traitez | e 2 1 00e D — Vous me comprenez mal! Je ne pense rien de | ne . blessant pour vous... Je veux dire encore une fois que ma vie est donnée... que j'ai une femme que j aime... et que celles qui: éprouveront une fantaisie pot moi doi:
shose qu’ une Site qu AL me faut oublier ensuite. : Elle se leva, s’écarta de lui avec une révolte. : re ne Vous mentez !... Oui, oui, tout cela, ce sont des paroles que je méprise, parce que, dessous, il y a tout. autre chose !.. - Votre femme ? la tendresse sise “vous lui avez promise 9. . Allons donc, est-ce qu'il en a été É question entre Hueis . Non, non, laissez-moi parler 1... : . Je ne dis pas seulement le soir où nous avons été : amants; 5 Je. sais que lors des minutes d’affolement sensuel, des hommes balbutient mille mensonges, dont sin- cérement. ils ne se souviennent plus ensuite !.. . Mais É avant, durant les répétitions de cette pièce que, céMar tainement j'ai créée autant que vous. il est faux, il est. | inique de prétendre qu’ en ce moment vite pensée, votre. âme, votre cœur n ont pas été à moi! Vous en faisiez À oh marché, alors, de votre femme !... J'étais la seule ne qui püt vous comprendre, l’être unique auquel vous pou - viez vous confier, dire tous vos rêves, avouer jusqu’à 2 vos. faiblesses et vos Jâchetés !.… Vous étiez à moi! Ah! certes, cent fois plus à moi que lorsque nos bras se sont enlacés là, sur ce lit, dans cette chambre où, égois-. . tement, vous m'avez prise, sans songer au germe. de . douleur, d’effroi..…. de mort... que vous mettiez en moi!
— Mady!t.. | ; — Oui, vous étiez à moi autant que l’être humain peut è ètre pa Vous vous abandonniez à mot dr
ie He. celle qui nu celle qui prépare gloire cb de s | ‘re fortune... J'étais l'instrument que l’on admire et que . We . Von adore tant qu il sert, puis que l’on jette au reébut - dès qu il est.usé !... Et voilà, je vous aurai tout donné, 1] 1 aurai QE pour vous la Use marche, et maintenant
“Ep AUTEL \ de |
ii hiré se tut 0: Epuisé, en un par XYS d sa qui la renversa, un 1 coude « sur la cheminée,
son buste jaillissant eu nn. en un élan de ae A D un bond, Castély fut près d’elle ; et soudain bte. Fe | ë 4 dre par tout ce que charriait de voluptueux cette dou- : leur et cette beauté, il l’enlaça avéc'ardeur 4008 — Tu divABUsS Le. Lee je te Je car tu souf= fres!… | DATE US PE SU rt Elle ne le LÉpOUSSaApAES parce qu se aimait, bien
|timents affectueux de l'é écrivain à son aura jé . — Tout ce que j'ai dit, je le pense. c’est la vérité, ck prononça-t-elle avec une fermeté mélancolique. | | . Pourtant, il y avait en elle encore trop d’illusions fé. Si minines pour que le subit énervement sensuel de Robert, 5 son impétueux désir ne glissât pas en elle Pespoir de le “po de se Pattacher de nouveau. | -
Sortant de ses bras, de son lit, pourrait- -il ie traiter 4 en étrangère? Oserait-il la jeter hors de sa vie avec. MA limplacable dé aoluee de naguère ? . :
Mais, cette fois, leur étreinte n'eut point l'incompa- | 5; - rable élan, la simultanéité d'émotion sincère de leur piles ne mier baiser. AT a a à Elle se donnait, froide cérébralement, seulement pe
troublée en son cœur et sa chair, s étudiant à affoler ô . Robert, anxieuse d'obtenir un triomphe qui le lui its . k d véritablement. | qe Es.
‘oh Il la prenait, conscient de’ ses calculs à à elle, et s Le donnant d'autant plus à l’ ébranlement de : ses s nerfs qe il
de. caresse dé sa maitresse. | ra Ils se séparèrent sans que revint entre eux la qu
raire les écartait, les ait désormais se, | meurtris et TARÇUNEUX: HN Ve on rentré chez, luÿ, Robert pénétra avec pee
parfumée qui à régnait durs js pièce close Il gagna son cabinet de travail et, soudain saisi don cirésistible désir de solitude, il disposa le divan pour 7 dormir avec. l'adresse que lui donnait une ancienne
habitude : célibataire, il n’avait.pas d’autre lit ru . Deux draps, une couverture de fourrure, une ste: d : ts enfermant un coussin, et, vite déshabillé, il s’ É. A7 tendit : avec délices dans la fraîcheur de la toile. AL R AA EE Cest: décidément exquis de coucher. seul! mur-, ni ci … mura-t-il avec Vallégresse, le sournois triomphe de l’homme résolu à secouer toutes les entraves chères au- . | trefois, et dont aujourd’hui il ne sentait plus que la 4 . gêne et le pousses Lien : nn D . LE 51 tandis que les sanglots de Mod montaient Lugu- : : bres, dans le silence du petit appartement, là- bas ; tandis que, non loin, Suzanne demeurait pale, brisée, sombrée dans un repos qui semblait le dernier. anéantis È sement, Robert, s’endormit paisiblement en une déli-
cieuse sensation de détachement, d’insouciance he
4 135% SU * “or PRIE
è Diant toute la nalinee. Canelye avait He avec a ie ‘une persistance, un entrain, une lucidité ui É émerveil S ‘ laient lui-même. A ne En trois heures, il avait bâclé toute Ia ie de LE 7 La pièce promise a Sallus, ébauché çà et. Là les scènes . Vies plus importantes ; Ets ’interrompant À. peine pour. oi : déjeuner, il S "était a ensuite au travail, jusqu’ à ue heures. ou ie 1 eee Et brusquement, “ laissa tomber son ne -plume, Le “te l’engourdissement de son poignet ; il’ se redressa, ee - souffrit de la courbature aiguë étreignant Ses: reinsi:et ?, 0 ‘ue ses épaules. A, Fe See * nt L’enchantement s était envolé : les personnages avant SITES rai ; les sonorités s'étaient. ones Les images s’ ‘étaient évanouies : ; il ne restait plus sur la table aa bureau que in) du papier couvert de griffonnages, des feuillets en tas; de __et,par terre, d’autres feuillets froissés, quelques ue LL À d'encre jaillies d’une plume brisée que” l'écrivain avait lancée derrière lui sans s DCCUBER de l'endroit où elle tomberait. RL ER
JL e détira, bélla, murmure d d'un ion gamin : 5 Ah] la-barbel.. $ Re et llse leva, ses jambes engourdies ban un peu ; es LÉ ui une cigarette qu’il alluma et fuma goulument. à à ne ‘Les yeux sur le. petit cartel qui battait Rte sur le bureau, et marquait à présent quatre heures dix, À pensa nonchalamment, une silhouette féminine venant se profile devant ses yeux :.
. Tout al heure, la « madame » arrivera chez Guy. 4 revit un corps robuste, à la poitrine presque platé, 547 cu aux hanches larges ; il se souvint de la finesse de CÉpI CCE derme, à la nuque : elle devait avoir une peau exquise!.. . ae NB, bien qu’il fut toujours décidé à ne pas se rendre : au rendez-vous si impudemment donné la veille par la. file comtesse de Mamers, il jeta sa, cigarette encore pis consumée et passa dans le cabinet de .
toilette, où il savoura la caresse d’ un bain qui, peu à FA 4. peu, rendit de Pélasticité à ses membres endoloris, de la vivacité à son. cerveau surmené,. détendit : ses. traits las et crispés. | les ‘ Revètu, ses cheveux assez longs soigneusement recoif- | 6 fé, la barbe faite, il se sourit devant la haute glace, en . . nouant Sd/Cravate. "1: os À pan
\ ee #
ie Mais je suis vraiment joli, aujourd? hui! L'on ne Me “a © dirait pas que a viens de fournir une « bûche pas à ieille ss AE | ; |
Le Quoiqu’ il se doutât que Suzanne fat sortie, il affecla,
: pour lui-même, de la chercher dans APHetements mure
. murant avec un sourire SOurnois : | | ea La petite dinde !.. . si elle avait eu du air. .. Je |
l'emmenais dîner à la campagne... A
À . Cependant, il se hâta de descendre et se et dans le
à Métro, qui le mettait à deux pas de la demeure de Vriane.-
4 C'était rue des Dames, une maison sans apparence, au a ‘
fe
ciée tout d’abord. | Hi ae
dans l’appartement, tandis que, d’un geste Eng elle “e
RAA
CA
ni d’un jardin, où une luxueuse gurçonnière | nagée. RE ie | nos ; La concierge, dans lailée, salua Robert d'un s souri 3 de Connaissance... Un de — Madame y est déjà, fit- elle du ton en de. commande particulier aux gens de seu sorte en n pareille occurence. | ee Res # “ide parie que je vais. la trouver en she lile ai 44 lant, pensa Castély en posant le doigt sur le bouton élec-. ‘ trique de la porte, au premier Étare es es ir Pourtant, il se trompait. Ce fut correctemeut habillée dun « tailleur » sombre que Valentine vint ouvrir. Elle. n’avait pas de chapeau. Robert fut un peu choqué par la * couleur ardente et factice de sa chevelure très ondulée. 7 -Son impression différa de celle de la veille. Il jugea la femme moins jeune et plus belle qu ’ilne Bas appré
D ae ” RPM
Elle avait pris la. main dû jeune homme et Vattirait
refermait la porte. Rate j Eat — Je craignais que vous ne vinssiez po ait elle e en | souriant. - Ne Hip Fu ES
Et ce sourire illumina son visage, ue fit soudain at n.
| trayante étidésirable” ir CAR er Rs 2 Robert, chatouillé, répondit avec empressement : mt ue Par exemple !.. ee ne. SUPposez donc. bien mal. | élevé? Re | as . UE Sincèrement, 1 oublie sa résolution de naguère, ct | combien peu il s’en était fallu que madame de Mamers à l’attendit en vain. A RL ERS D Ils étaient entrés dans une pièce aux belles tentures é de soieries chinoises. [ls s'assirent sur un canapé. profond et large, encombré d’une masse de coussins. ire
Une demi-ombre agréable régnait : à cette. place, c car
F " PA %c
ur du salon p + énait d’une (grande ts Pi potes à assez site dans la muraille, justement | et du lumière fins ue le.
cisémet sous la ane à ar ve a / — Qu’avez-vous fait, HOUR hui: ? im la j jeune
one LME en | Ag HAS — J'ai travaillé. ent dune sans répit, enfoncé dans ma OR abruti, annihilé.…. ds.
— Alors, pas du tout pensé à moi ? D MN ap ll répondit sincèrement — pour voir — = guettant lime.
| pression de Valentine : : san ee . :
ee Pub Non. 1 FepE tout À: Vheure, au moment de: me.
È rendre ici. Rose de du re
Sea Elle en impassible. Hora | ia 2 — Ah! Eh bien, vou au contraire, Je ne me suis oc- Me ia; ob que 3 VOUS 20 | A a
1e Il sourit — flatté quand même. Re :
ae ee Parce que vous n’aviez rien de mieux à faire, voilà ! L tout! ERA fs un nn Elle dia avec ‘tranquillité — C'est vrai... J'avais envie de lire voire. pièce. Mais comme elle n’est pas encore publiée, pour me la procurer, il wa fallu aller au théâtre, me donner un à De mal infini . . Soudoyer un bonhomme à. prix d’or afin 2 qu il me confit | une brochure crasseuse criblée de cor= + s rections, de. signes cabalistiques.. . et que, encore, je cr devais rapporter ce soir avant six heures... 4 "Robert: hocha la tête.
Ah) bient si Lombez se > doutait que le père Leverd | vous a prêté la brochure Le Fa 1 avec inquiétude :
: ue. Au moins, vous avez reidue! a Elle eut un rire jeune et un mouvement audacieux |
mettre un. baies a son con Pains
Ai Lt Mais oui, soyez donc tranquille !.… HA TER mo : Puis, comme le] jeune: OR la outil | étreindre, dis se dégagea. re ue
- — Non! Ne vous croyez pas obligé, par politesse, à des. démonstrations, passionnées. . dd. nestime que : l'élan sincère el le désir SPODIANCS,4 ee AUS M Elle parlait avec une DRnS humeur qui surprit Ro- en fn hort à AU ue = Nous êtes harmbao di il. Re ” Elle se rapprocha, reprenant: a — Du reste, cette brochure, maculée, Fine m'a … profondément intéressée; on y suit matériellement, visi- ; blement, toutes les phases de la naissance de l'œuvre. : 0 For — Vous l’aimez ma pièce? è Ne : — Je vous ai dit, hier, l'impression qu? elle m'a. faite, | sous le charme du jeu plein d’habileté de vos interprè- : ni tes... Lue, elle m’a paru plus belle encore... re “A ai J ’ai mieux aperçu les lacunes. à Si Elle s’arrêta, Le sonda du regard, craignant. de 1e froisser. PEN M na.
— Allez donc, dit- il, très calme. Sie A Elle poursuivit: LTD Fo —Jene m ’érige ni en juge, ni même en connaisseur, ee. ce qui serait fort ridicule de ma part; cependant, je crois: ne pas me tromper en vous disant qu’il y a desélans tout. à fait beaux, presque sublimes, auprès de. défauts très apparents dans cette œuvre. Elans, qu’il me semble, nr . vous ne retrouverez. Plus comme vous ne commettrez plus les mêmes fautes, par la suite... Je m’imagine que ne. | cette pièce sera unique dans votre vie d’auteur, et je suis profondément heureuse de l'avoir saisie à sa nais- - SANG, ÿ “a
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