‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 112 sur 166 · Histoire de t'A. T., t. i, p. SoS-Sog · texte numérisé non relu

Histoire de t'A. T., t. i, p. SoS-Sog

Loi... Le témoignage des livres historiques n'est donc pas opposé, mais favorable à l'existence de la Loi. » Cette réponse générale, corroborée par cette considération que la législation mosaïque, si compliquée et si minutieuse, n'était pas toujours très bien connue et par suite pas observée par les Israélites, doit être spécialisée et confirmée par l'examen des principales lois religieuses du code mosaïque qui, selon les critiques, n'auraient été connues ni observées qu'après Esdras. On pourra constater une ignorance temporaire et partielle, des violations de la législation existante : ces faits ne prouvent pas la non-existence de la Loi.

L L'unité du sanctuaire.

Imposée par le Deutéronome, xii, 5, cette loi, si elle était de Moïse, devrait être mentionnée dans les livres historiques et prophétiques. Or ils n'en font aucune mention. Les Israélites offrent des sacrifices partout où ils veulent. Les prophètes protestent bien contre le culte idolâtrique '; ils ne s'élèvent jamais contre la pluralité des lieux consacrés au culte. Le livre de l'alliance approuve la multiplicité des autels, Exod., xx, 24. La loi de l'unité du sanctuaire n'est donc pas mosaïque ; elle n'a été observée à Jérusalem qu'après la chute de Samarie. — Toute la question porte sur le sens précis de la loi deutéi'onomique. La concentration du culte y est bien recommandée pour l'avenir en vue de favoriser le culte exclusif du vrai Dieu ; mais elle n'est pas imposée avec une telle rigueur qu'il ne soit légitime, tant que Jéhovah n'aui'a pas fixé le lieu exclusif où on devra l'honorer, d'olîrir ailleurs des sacrifices. Le livre de l'alliance, d'autre part,

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