I. ARGUMENTS HISTORIQUES
L'histoire d'Israël prouve, disent-ils, que la plupart des institutions religieuses d'Israël, notamment celles du code sacerdotal, n'existaient pas avant la captivité, et que les lois, soi-disant portées par Moïse, n'étaient pas observées. Le silence des historiens et la non-observation de la loi sont des indices que cette loi n'existait pas. — « Mais, dit M. Pelt "^, l'argument tiré du silence ne prouve rien. Pour être une jîreuve, ce silence devrait être absolu dans toute la littérature antérieure à l'exil. Or tel n'est pas le cas : des allusions soit à une loi donnée par Moïse, soit à certaines prescriptions de cette loi, se trouvent dans tous les livres et y sont même fréquentes. Quant à la conclusion que la Loi n'existait pas, parce qu'elle n'était pas pratiquée, elle serait logique s'il était établi que la Loi n'a été pratiqviée en aucune façon et si cet état de choses était présenté comme légitime. Or c'est tout le contraire qui ressort des livres historiques. Non seulement ils parlent fréquemment de l'accomplissement de tel ou tel point de la Loi, mais ils blâment comme des fautes et des transgressions coupables des actes contraires à la
1 . Sur l'idolâtrie des ancêtres des Hébreux, voir Dictionnaire de iu Bible, t. III, col. 809-810. — Sur l'origine du nom de Jchovab, yoh ibid., col. laaS-iaSo. Voir aussi Moïse, t. iv, col. iai3-i3i3.