‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 122 sur 166 · Scss. IV, Decretum de canonicis Scripturis · texte numérisé non relu

Scss. IV, Decretum de canonicis Scripturis

k- Sess. III, const. Dei Filius, c. 11 et canon 4.

M. l'abbé Magnier * a toutefois émis l'avis que la rédaction des Livres Saints par les auteurs, auxquels la tradition les rapporte, était de foi, et il a invoqué le décret du concile de Trente De canonicis Scripturis, pour prouver l'obligation, faite aux chrétiens, d'admettre les données traditionnelles sur l'authenticité des livres de Moïse et des Evangiles. Voici son raisonnement. Dans ses définitions dogmatiques sur les saintes Écritures, l'Église a proclamé, dans une même teneur de discours, les livres inspirés et le nom des auteurs sacrés qui les ont écrits ; elle définit donc simultanément et l'inspiration et l'authenticité de ces livres. Selon lui, « l'Église ne s'est pas bornée à nous proposer les Livres Saints comme canoniques et comme règles de la foi, comme écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et à ce titre comme des œuvres divines. Elle a expressément désigné les auteurs d'un grand nombre de ces livres. Pour faire cette désignation, elle s'est appuyée sur une tradition divine, c'est-à-dire porteuse d'une vérité révélée. Par conséquent, il est de foi que saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean, inspirés pour écrire les Évangiles, les ont réellement écrits, comme il est de foi que les Évangiles sont des livres inspirés, écrits sous la dictée de l'Esprit-Saint "-. » M. Magnier raisonnait de même au sujet de l'authenticité mosaïque du Pentateuque, qu'il tenait donc pour de foi catholique, ayant été expressément définie par le concile de Trente ^.

Ln rapide exposé du but du concile en portant le

1. Critique d'une nouvelle exégèse critique, Paris, 1800. p. ÔT-ôa ; Eclaircissements exégéiiques, Paris, if)Oi, p. ô-'j.

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