‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 42 sur 166 · I. Morceaux poétiques · texte numérisé non relu

I. Morceaux poétiques

On trouve dans le jéhoviste quelques poèmes antiques : léchant deLamecli, Gen., iv, 28, 3^, et la bénédiction de Jacob mourant, Gen., xm\. Bacon les a attribués, ainsi que les bénédictions de Noé et d'isaac, au livre du juste, dont nous avons déjà parlé. Bail a rapporté la prophétie de Jacob à Ji ; mais pour la plupart des critiques, elle aurait été insérée plus tard dans J. Driver pense que le jéhoviste l'aurait tirée d'une source pareille au livre du juste. Quant à la date de sa composition, on la fixe d'après la situation des tribus qu'elle suppose et qu'elle décrit sous forme prophétique, en la projetant dans l'avenir. Dillmann, qui lui trouve une saveur antique, la rapporte à la fin de l'époque des Juges. Kittel et W'ildeboer sont du môme avis. Le P. Lagrange ^ déclare qu'on ne peut descendre plus bas que les premiers temps de cette même époque et qu'on peut remonter plus haut; il l'attribue à E plutôt qu'à J. Reuss, à cause de Juda, s'arrête à la fin du rèsne de Saul. Wellhausen descend après le schisme des dix tribus. Stade pense spécialement au règne d'Achaz. Kucnen rapporte chaque bénédiction à des époques différentes et leur recueil au x" ou ix" siècle. Cornill assigne comme date l'intervalle entre le temps de Jéroboam K'"" et l'an 85o (lutte contre les Araméens de Damas). Ce critique, attribuant à J Num., xxiv, voit dans les deux oracles qu'il contient la

1. La prophétie de Jacob, dans la Revae bibliyue, 1898, t. vu, p. ôoy-

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