S I . NOM
Sous le nom de Deutéronome on désigne couramment le cinquième livre du Pentaleuque, qui. dans sa teneur actuelle, se distingue des quatre livres précédents et se présente, dans sa forme littéraire, comme une exhortation à pratiquer une législation préexistante et connue, laquelle est résumée et rappelée dans ses points principaux et complétée partiellement. Ce livre comprend donc une série de discours, dans lesquels Moïse répète et récapitule la législation, précédemment donnée par Dieu au Sinaï. Telle est, d'ailleurs, la signification du nom de Deutéronome, donné par les Juifs hellénistes au cinquième livre du Pentateuque conformément à la traduction fautive que les Septante ont faite de Deut., xvii, i8. Ces traducteurs ont rendu les mots hébreux : m'?-
•^."î??» <ï^*i signifient « un exemplaire de cette loi n (le Deutéronome lui-même qui se nomme toujours ni'n^, par to Sz-jztprj'jrJMo-j tojto. Cf. aussi Jos., viii, 32, dans les Septante où cette même loi de Moïse est dite To ^-vTîoovoytov. On a donc par suite considéré le cinquième livre du Pentateuque comme une mischnah, une ovjt ifjroTi.; Toû vôfxou, une récapitulation concise et populaire de la législation des livres du milieu, la rénovation de l'alliance contractée à Tlloreb ])ar Dieu avec Israël. Mais, au jugement des critiques, c'est le rédacteur définitif, qui, en insérant le Deutéronome à sa place actuelle dans le Pentateuque, lui a donné cette signification qu'il n'avait pas primitivement. Dans sa teneur première, ce document ne résumait pas la législation entière des livres du mi-
lieu, puisqu'il ne mentionne pas les lois strictement lévitiques et sacerdotales; il renouvelait seulement, en la développant, la législation du livre élohiste de l'alliance, si même il ne se présentait comme une législation donnée pour la première fois, v, i 5; vi, i, etc., par Moïse au pays de Moab avant l'entrée des Israélites au pavs de Chanaan. Qu'il soit une répétition de la législation précédente ou une loi nouvelle, on l'appelle le code moabite, du lieu qu'il attribue à sa propre promulgation.