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NOURRITURE VÉGÉTARIENNE FAVORISANT LA VITALITÉ

DES MICROBES AMYTOLYTES.

1° Aliments a cellulose; — Les fruits crus et cuits, les légumes cuits et les légumineuses, jouent un rôle très important dans l’alimentation des auto-intoxiqués non entéritiques.

Il sera utile au moins au début pour les légumes : de les faire prendre très cuits, écrasés en purées et passés au tamis ; pour les fruits: de les donner cuits et en purées passées au tamis ou crus mais très mûrs et bien à point.

Par contre, en cas de constipation spasmodique, en cas d’entérite aiguë et dans la première période du traitement de l’entérite chronique, on évitera tout aliment contenant une grande proportion de cellulose.

Car ils irritent par leur contact la muqueuse déjà trop susceptible du colon et augmentent son spasme dans des proportions notables.

On évitera donc, dans ces cas : les légumineuses, les légumes verts, les légumes aqueux, les crudités- de toute espèce, les fruits crus et même cuits.

On leur préférera dans cette période les farines maltées par la vapeur ou le grillage, et on exigera que tous les aliments soient très cuits.

2° Aliments farineux. — Enfin on introduira dans le tube intestinal la quantité maximale de farines de céréales.

Les farines de céréales, les pâles alimentaires constituent l’alimentation farineuse, alimentation désinfectante, comme nous l’avons vu. Cette alimentation farineuse peut être employée dans tous les cas d’auto-intoxication digestive, qu’elle soit de nature alimentaire ou organique, de nature entéritique ou non entérilique.

Nous disposons d’aliments farineux liquides et solides :

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Les farineux liquides.

CaféKneipp. — C’est de l’orge torréfiée, parfumée par de la vapeur de moka. L’orge est fermentée, puis torréfiée et parfumée avec la caféone, qui se produit au moment du grillage du moka.

L’orge grillée ne doit pas être arrosée avec de l’extrait de café.

On prépare le café Kneipp comme le café arabe, en faisant bouillir une cuillerée de poudre pour une tasse d’eau.

On le fait remonter trois fois.

Cacao à l’avoine. — C’est un mélange de farine d’avoine et de cacao dégraissé.

Pour le préparer, on prend deux plaques pour une tasse d’eau. Laisser cuire dix minutes. Le faire remonter quatre fois,

On emploiera le cacao à l’avoine de Cassel, celui du Cheval Blanc, ou celui de Sprungli (de Zurich).

• Potages farineux. — Les potages sont préparés avec des farines de céréales maltées. Les plus usitées sont :

1® Les crèmes Knorr : d’orge, d’avoine, de riz, de froment, de maïs;

2° Les crèmes Maggi : orge, avoine, riz, etc. ;

3° Les farineux maltés américains : Quaker^Oals, Hornby, Hole-Weat, Force, Barleyfood, etc. ;

4® Les semoule, tapioca, sagou, manioc, riz;

0® Les farines pour enfants : Nestlé, Kufeké, Liebe, Keller’s Neutralnahrung, Benger’s food, Neave’s food, MeL lin’s food, Allenbury, etc.

Ces potages sont préparés soit à l’eau, soit au lait, soit au babeurre, soit au petit lait.

a) Potages a l’eau :

Ces farines sont cuites à l’eau pendant vingt à trente minutes, et on ajoute du beurre frais au moment de servir.

TRAITEMENT

b) Potages au lait, petit lait et babeurre :

Ces potages se font comme ci-contre ; on ajoute au dernier moment, suivant le degré de maladie, un cinquième à la moitié de lait cru, chauffé à 50 ou 60°.

Suivant les indications de la maladie, le lait sera remplacé par le petit lait (dyspepsie caséeuse), ou par le babeurre (dyspepsie des graissesb

Plus tard, on peut les cuire directement avec ces laits d’après la formule suivante :

Faire bouillir 2 décilitres de lait, babeurre ou petit lait; y ajouter un .peu de sel.

D’autre part, délayer trois cuillerées de crème d’avoine, d’orge ou de riz, ou de farine maltée, avec d décilitre de lait froid, que vous versez dans les 2 décilitres de lait en ébullition. Laisser cuire vingt-cinq minutes à petit feu. Passer le potage dans une passoire très fine et servir.

c) Potages aux farines lactées. — Les farines lactées : Nestlé, Benger’s food, Mellin’s food, Allenbury, Neave’s food, la Malzsuppe de Keller, etc., sont les plus employées.

Une à quatre cuillerées de soupe ' de farine sont délayées dans 300 grammes d’eau ; faire cuire dix minutes.

On peut ajouter du lait après la cuisson.

d) Potages aux farines babeurrées. — La fabrique de Zwingenberg, à Hessen^ a fabriqué, sous la direction de Biedert et Selter, des conserves de potages au babeurre.

L’une est faite avec la farine de froment, l’autre avec la farine d’orge : '

On ajoute à 1 partie de conserve 3 parties d’eau cuite ; on mélange et cuit jusqu’à ébullition.

e) Potages AUX bouillons de légumes. — On peut préparer les potages farineux avec le bouillon de légumes :

On fait bouillir pendant quatre heures i litre d’eau additionnée des éléments suivants :

DIMINUER LA PUTRÉEÂGTION AZOTÉE

Caroltes

Romnics do ton o. . . .

Navels

Pois ou haricots socs

,îa 65 graujiiios.

aâ ±5 grammes.

Après la cuisson, ajouter 5 grammes de sel par litre de bouillon obtenu .

Avec ce bouillon, dont la formule est due à Méry, on préparera des potages avec les farines de riz, orge, avoine, ou les farines mallées, dont nous avons parlé, et d’après la même recette que nous avons donnée.

Ces potages ont beaucoup plus de goût et sont plus agréables que les potages à l’eau; mais ils sont moins bien digérés, aussi ne conviennent-ils pas au début du traitement.

.le les autorise seulement quand le malade se fatigue des potages à l’eau.

Les farineux solides.

Les farineux solides comprennent les pâtes, les puddings, le pain.

Pâtes alimentaires.

Les PATES ALIMENTAIRES SANS OEUFS (riz, iiouilles macaronis, vermicelles, cornettes, œils de perdrix, graines de melon, pâtes d’Italie, etc.) sont cuites à l’eau salée vingl-cinq à trente minutes, suivant leur nature.

Ajouter du brarre frais au moment de servir^ mais jamais d’épices, de tomates, ni de fromage.

Recette :

Mettre bouillir 1 litre d’eau légèrement salée; y jeter 100 gratnincs de macaronis, nouilles ou vermicelles et laisser cuire vingt-cimi à trente minutes, puis les égoutter et les mettre au four trois à cinq minutes.

Ces pâtes peuvent être cuites, comme le fait notre éminent confrère le !)'• Roland de Divonne, dans des bouillons de légumes (poireaux, carottes, navets, etc.), ce qui en change beaucoup le goût.

Gsmeuis A LA FLEUR DE FARINE. — Mettre bouillir 2 décilitres d'eau légèrement salée. Y verser quatre cuillerées de farine en remuant fortement, laisser desséchercette pâte pendahtquinze minutes au bord du four, jusqu’à ce que ce soil une masse compacte ; puis vousl a relirez dîifour.

TRAITEMENT

Vous la roulez, la eoui»ez en petits morceaux de la grosseur d’une noisette, et plongez ces deux morceaux dans 2 litres d'eau bouillante salée: vous laissez cuire vingt minutes: vous les égouttez soigneusement et les mettez dans une cocotte au four pendant vingt-cin([ mi mites ; vous servez au sel ou au sucre.

G.Moyris a la semoule fine. — Mettre bouillir 2 décilitres de lait et un peu «le sel. Quand le lait bout, y verser en pluie trois cuillerées de semoule; laisser cuire vingt minutes: puis étendre cette masse sur une plaque, pour laisser refroidir. Quand la pâte sera froide, couper en carrés et mettre gratiner au four.

Puddings.

Les ]}uddings^ cuits au lait (avec une moitié ou un tiers d’eau suivant les cas) avec sucre et jaune d’œuf, se font avec riz, semoule, tapioca, manioc, sagou, maizéna, arowroot, avenaline. C’est sous cette forme que le lait est mieux supporté dans les cas difficiles.

Pas de parfum (citron, vanille).

Recette:

Faire bouillir 3 décilitres de lait légèrement sucré: jeter en pluie trois cuillerées de semoule, riz ou tapioca: ajouter deux jaunes d’ieufs, verser dans une cocotte ; glisser au four pendant vingt à vingt cinq minutes, et servir.

Tr.xncues de puddlng ROTIES. — On peut encore manger les puddings sous forme de tranches grillées.

Ce mets, très employé dans la Suisse allemande sous le nom de (iriesspat^Ii et Reisspdtzli, c’est-à-dire petits oiseaux à la semoule et au rie, se prépare de la manière suivante :

Recette :

On laisse refroidir le pudding : on le coupe en tranches jdates (|ue l'on passe très légèrement au beurre et qiron fait rôtir. On saupoudre de sucre ou de cannelle, et on sert.

Purées.

a) Les purées de pommes de terre se font à l’eau avec du beurre frais ou au lait.

DîMiNUEîi La putréfaction azotée. 369

Les pommes de terre au four dites a l’anglaise sont mangées avec du beurre frais.

Les purées de légumineuses (pois, lentilles, haricots, fèves, flageolets, marrons).

Les légumineuses décortiquées sont bien meilleures au goût que les farines de légumineuses (Knorr, Groult), mais sont beaucoup plus longues à préparer.

Recette :

Les purées de légumineuses se préparent comme suit :

On cuit les légumineuses décortiquées à l’eau légèrement salée. Bien égoutter, écraser et passer au tamis. Chauffer sur un feu doux et servir en y mélangeant soit du lait, soit du beurre, du sel, du sucre au choix.

Pain.

Le jmin grillé, sous forme de longuets au sel ou de biscottes-zwiebacks au sucre, est préparé avec de la fleur de froment et levé sans levain par le dégagement d’acide carbonique.

Myrtilles.

Ajoutons ici, puisque nous parlons d’aliments antiputrides, les myrtilles.

Ce fruit de montagne, très employé en Allemagne par le public et les médecins dans les maladies intestinales et les anémies, a été étudié ces dernières années au point de vue de ses propriétés désinfectantes et antiputrides.

Tout dernièrement encore, le D'' Bernstein (de Londres) a attiré l’attention des médecins sur les propriétés antiseptiques et antifermentescibles des myrtilles (1).

Le D*' Pouchkine enfin (2) signale le même fait et vante la^ teinture de baies de myrtilles dans le traitement des gastroentérites infantiles.

(1) Bërnstein, Semaine rnécL, 1903, p. 68.

(2) Pouchkine, Semamc 7ncc/., 1903, p. 156.

Combe. — Auto-intoxication intestinale.

TRAITEMENT

Nous associons les myrtilles, sauf contre-indication absolue, dans tous les régimes alimentaires destinés à combattre la putréfaction azotée de l’intestin.

Les myrtilles se mangent soit fraîches, soit en compotes avec les puddings, soit sous forme de vin de myrtilles.

lYlenus de rauto-intoxication intestinale.

Nous exposerons en premier lieu les menus de la forme la plus grave de l’auto-intoxication, soit l’auto-intoxication par entérite aiguë et chronique.

Nous verrons ensuite les modifications que nous pouvons y apporter dans les autres formes.

A. — Menus de F auto-intoxication intestinale par entérite.

N° I. — Régime des potages.

Ce régime est le régime de l’entérite aiguë et de l’entérite chronique chez le nourrisson.

Chez l’enfant plus âgé et chez l’adulte atteint d’entérite, c’est le régime de la période fébrile et des poussées fébriles aiguës.

C’est enfin le régime à employer pour l’entéritique dans une maladie fébrile intercurrente (rougeole, scarlatine, diphtérie, etc.).

Menu :

7 h. 1/2. Potage.

10 h. Potage. Eau d’Évian.

12 h. 1/2. Potage.

3 h. 1/2. Potage. Eau d’Évian

7 h. Potage.

10 h. Eau d’Évian.

Nuit. Eau d’Évian.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Dans Tentérite aiguë grave et dans la poussée aiguë de Dentérite chronique, ces potages se font avec une des farines indiquées (crèmes Knorr, crèmes Maggi, ou crèmes américaines) et se cuisent à Veau seulement.

Fig. 8. — N. Iluberte, septans et demi. Auto-intoxication par suralimentation azotée (nervosité, urticaire).

Influence du régime lacto-végélarien II sur l’excrétion des phénols

et indols.

On peut se servir aussi des deux soupes très usitées en Allemagne : la soupe de Liebig et la soupe [Malzsuppe] de Keller, que l’on trouve toutes préparées dans le commerce.

Peu à peu on ajoute à ces potages, suivant les cas, du petit lait, du babeurre, du lait, et cela dès que l’amélioration se manifeste.

Dans l’entérite chronique refroidie, ces potages sont d’emblée faits au lait, à moins qu’il n’y ait une dyspepsie qui fasse préférer le babeurre ou le petit-lait au lait ordinaire.

A cette deuxième période, on se servira avec avantage des farines lactées, surtout du Nestlé et des farines babeurrées.

11 doit être bien entendu que ce régime des potages à l’eau est un régime médicamenteux et non alimentaire, qu’il joue dans l’entérite le même rôle que la diète hydrique dans le catarrhe intestinal, et qu’il faut savoir en user sans en abuser.

Dès que l’amélioration se maintient, il faut passer au régime n“ II.

Si l’on est obligé, pour une raison spéciale, de prolonger le régime des potages à l’eau, il faut y ajouter des aliments frais (lait cru ou pasteurisé, purée de pommes de terre, jus de myrtille, jus d’orange ou de citron), afin d’éviter le développement de la maladie de Barlow.

N® II. — Régime farineux sans viande (fig. 8 et 9).

Ce régime est employé lorsque l’entérite chronique n’est pas encore complètement refroidie et lorsqu’elle présente des poussées aiguës fréquentes.

Enfin c’est le régime intermédiaire, de passage, que l’on utilise quand on passe du régime n® I au régime n® III.

Menu :

7 h. 1/2. Déjeuner.

Potage épais (Knorr, Maggi, farine lactée) cuit à l’eau ou au lait.

Longuets, biscottes.

Beurre frais (à moins de contre-indication : pyrosis, diarrhée).

8 à 9 h. Repos étendu sur le lit.

10 h. Farine lactée à l’eau ou au lait.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Ne pas manger.

12 h. 1/2. Lunch.

1 à 2 jaunes d’œufs (cru ou mollet).

Pâtes alimentaires avec beurre frais.

Puddings.

Biscottes ou longuets.

Beurre frais.

Ne pas boire.

1 à 2 h. Repos sur le lit sans dormir.

3 h. 1/2. Goûter.

Farine lactée à l’eau ou au lait.

Eau d’Évian.

Ne pas manger.

7 h. Dîner.

1 à 2 jaunes d’œufs.

Pâtes alimentaires.

Puddings.

Biscottes ou longuets.

Beurre frais.

Ne pas boire.

8 à 9 h. Repos sur le lit sans dormir.

10 h. Infusion (camomille, menthe, fenouil ou anis, tilleul, fleur d’oranger, etc.).

Eau d’Évian.

Après huit à dix jours de régime n® II, ôn ajoutera au lunch et au dîner des purées de pomme de terre ou des pommes de terre au four et des myrtilles, soit au jus, soit en compote.

Lorsque le foie est intéressé, les jaunes d’œufs seront supprimés et le régime sera lacto-végétarien pur.

N° III. — Régime farineux avec viande (fig. 9).

Ce régime est employé dans l’entérite membraneuse complètement refroidie et doit être considéré comme le

TRAITEMENT

régime médicamenteux de l’entérite pendant les six pre miers mois du traitement.

Menu :

7 h. 1/2. Déjeuner.

Potages à l’eau ou au lait.

Jambon d’York (50 gr.).

Longuets ou zwiebacks.

Beurre frais.

8 à 9 h. Repos étendu sur un lit.

10 h. Cacao à l’avoine

Café Kneipp au lait Ne pas manger.

12 h. 1/2. LuNcn.

Viandes grillées ou rôties sans jus ni sauce (50 gr.).

1 k 2 jaunes d’œufs frais.

Pâtes alimentaires ou riz.

Purées de pommes de terre ou au four.

Puddings.

Myrtilles au jus ou en compote.

Longuets ou biscottes.

Beurre frais.

Ne pas boire.

1 h. 1/2 à 2 h. 1/2. Repos sur le lit sans dormir.

4 h. Goûter.

Café Kneipp )

Cacao à l’avoine > suivant les cas.

Eau d’Évian )

A'e pas manger.

7 h. 1/2. Dîner.

Viandes rôties ou grillées, chaudes ou froides (50 gr.;. Pâtes alimentaires.

Purées de pommes de terre ou au four.

ou

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Puddings.

Myrtilles au jus.

Longuets ou biscottes.

Beurre frais.

Ne pas boire. Manger moins qu’au lunch.

8 h. 1/2 à 9 h. 1/2. Repos sur le lit.

10 h. Infusions (camomille, tilleul, anis, menthe, etc.).

(anémie, nervosité, prurit).

Influence des régimes II et III sur VexcréLion des indols et phénols.

Comme on peut le voir (fig. 9) par les courbes des phénols etindols, laputréfaction intestinale diminue rapidement avec le régime n® II. Elle augmente d’abord grâce à la viande avec le régime n° III, mais diminue bientôt définitivement.

N° IV. — Régime lacto-farineux avec légumineuses.

Lorsque, sous l’influence du régime farineux intensif (n° III), l’intestin est devenu moins sensible, lorsque les coliques ont cessé, lorsque l’état général s’est considérablement amélioré, il convient de modifier ce régime. Le plus souvent, ce sera après le sixième mois.

Un usage trop prolongé de cette alimentation uniforme rend l’intestin beaucoup plus sensible aux écarts de régime et peut présenter des inconvénients au point de vue de la dyscrasie acide ; aussi est-il nécessaire d’introduire dans le menu peu à peu, lentement et progressivement, des aliments encore peu putrescibles, mais cependant plus difficiles à digérer que les farineux.

On se sert pour cela des purées de légumineuses (lentilles, pois, haricots, fèves, flageolets, marrons) et des crèmes cuites.

Menu :

7 h. 1/2. Déjeuner.

Thé de Chine

Cacao à l’avoine

Jambon d’York (50 gr.).

Longuets, zwiebacks.

Beurre frais.

8 h. à 8 h. 45. Repos.

10 h. Café Kneipp.

Ne pas manger.

12 h. 1/2. Lunch.

Viandes grillées ou rôties.

1 à 2 jaunes d’œufs.

Pâtes alimentaires.

Purées de légumineuses ) , .

^ - J X i choix.

Purees de pommes de terre )

Puddings,

au choix.

DIMINUER LÀ PUTRÉFACTION AZOTÉE

Crèmes cuites ou en petit pot ) au Myrtilles au jus ou en compote S choix.

Longuets et biscottes.

Beurre frais.

Ne pas boire.

1 h. 1/2 à 2 h. 1/2. Repos.

4 h. Goûter.

Café Kneipp j

Cacao à l’avoine [ au choix.

Thé léger ;

Ne pas manger,

7 h. 1/2. Dîner.

Poisson très frais (truite, sole, merlan), bouilli à l’eau salée.

Viandes rôties ou grillées.

Pâtes alimentaires.

Purée de légumineuses.

Puddings.

Longuets et biscottes.

Ne pas boire,

8 à 9 h. Repos sur le lit. . .. :

10 h. Infusion.

Les crèmes cuites sont préparées à l’anglaise (sous forme liquide) ou au four (en petit pot) avec des jaunes d’œufs (sans le blanc), du lait, du sucre et un parfum (citron, vanille, chocolat, cacao, thé, café, caramels).

Lorsque l’intestin s’est bien habitué au régime lacto-farineux et aux légumineuses, il convient d’introduire dans l’alimentation plus de variété et de familiariser l’intestin avec un régime moins digestible et donnant beaucoup plus de résidus.

N® V. — Régime complet.

TRAITEMENT

On se sert pour cela des légumes frais et des fruits cuits.

Mais ces aliments ne peuvent être digérés qu’en purées et finement hachés et passés, si l’on ne veut pas irriter l’intestin et provoquer des spasmes douloureux.

Purées de légumes verts (épinards, chicorée, laitues, cresson, salades cuites, petits pois, artichauts, etc.). Ces légumes sont finement hachés, passés au tamis et accommodés soit au lait, soit au beurre, jamais au jus, ni à la graisse.

Purées de fruits cuits (pommes, poires, pêches, prunes, pruneaux). Pas de fruits acides.

Ces fruits sont cuits à Peau et servis en purée passée au tamis.

Menu :

7 h. 1/2. Déjeuner.

Thé de Chine \

Cacao à l’avoine [ suivant les cas.

Café au lait Kneipp )

Jambon d’York ) 50 gr.

Viande froide ) au choix.

Longuets ou pain grillé.

Beurre frais.

8 h. à 8 h. 1/2. Repos étendu.

10 h. Repos étendu.

12 h. 1/2. Lunch.

Jaunes d’œufs frais \

Poissons au court bouillon J au choix.

Viandes grillées ou rôties j

Pâtes alimentaires ) , .

Purées légumineuses ) Purées de légumes verts.

Puddings Crèmes cuites Purées de fruits Longuets ou pain grillé.

Beurre frais.

au choix.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

Boisson, 50 à 100 grammes.

1 h. i/2 à 2 h. Repos étendu.

4 h. Goûter.

Café au lait Kneipp ) , .

, , > au choix.

The léger )

Biscuits secs (Marie, Albert, Palmers).

7 h. 1 /2. Dîner.

Comme au lunch.

OEufs à la coque ou brouillés

Poissons bouillis avec beurre frais Pâtes alimentaires ^

Purées légumineuses | au choix.

Purées de légumes frais /

Puddings \

Crèmes cuites /

Compote de fruits cuits /

Pain grillé. ^

Beurre frais.

Boisson 50 à 100 grammes.

8 h. 1/2 à 9 h. Repos étendu.

10 h. Infusion.

Fruits frais. — Enfin et progressivement, dès que l’état de l’intestin le permettra, on introduira dans le régime des fruits frais et bien mûrs (oranges, raisins, pêches, prunes, poires), en commençant par les fruits d’automne, beaucoup plus doux et plus faciles à digérer.

La banane. — Parmi ceux-ci, nous employons avec prédilection la banane.

La banane doit être consommée mûre, quand elle a transformé en sucre la plus grande partie de l’amidon dont elle est si richement pourvue.

Elle contient alors environ 5 p. 100 de substances

Viandes rôties

Crèmes cuites f

Purée de fruits cuits \

au choix.

TRAITEMENT

albuminoïdes, 1 p. 100 de matières grasses et plus de 20 2^. 100 de substances hydrocarbonées.

Rien n'est d’une digestion plus facile que cet excellent fruit. C’est l’aliment de choix de tous les estomacs délicats. Il y a toujours avantage à le manger cru.

Néanmoins, les peuples qui en font leur principale nourriture aiment souvent à le faire cuire, sans doute pour apporter une certaine variété dans leur alimentation. Refait est que la banane cuite peut fournir des mets fort délicats.

Aux Indes et en Amérique, on la fait souvent cuire dans sa peau, comme on le fait d’une pomme. On a soin seulement de couper les deux extrémités pour laisser échapper les gaz.

Les fruits seront donnés entre les repas solides, à 10 heures ou à 4 heures, ou au petit déjeuner, pour qu’ils ne soient pas ingérés avec la viande, ce qui retarde considérablement la digestion de cette dernière, comme l’a démontré Bourget.

Tels sont les régimes que nous employons dans l’entérite.

Les régimes des entéritiques sont les régimes les plus sévères de tous les régimes de l’auto-intoxication intestinale.

Aussi convient-il de surveiller les malades de près et de modiûer peu à peu leur régime lorsque son but est rempli, afin de ne pas laisser le malade plus longtemps qu’il n’est nécessaire à un régime sévère, ce qui lui causerait une perte de temps et rendrait par trop délicat son intestin.

Pour ne pas manquer le moment opportun, nous faisons refaire les analyses d’urine et de selle après trois ou six mois, suivant les cas.

JB. — Menus des autres formes d’auto-intoxication.

Ces menus serontplus ou moins sévères suivantqu’il s’agit:

1° D’une auto-intoxication microbienne ;

D'une auto-intoxication organique.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

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