‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 168 sur 182 · ÉVACUER LES MICROBES PROTÉOLYTIQUES DE L’INTESTIN · texte numérisé non relu

ÉVACUER LES MICROBES PROTÉOLYTIQUES DE L’INTESTIN

le sirop de manne ou la manne en larmes (15 à 30 grammes).

Mais ces deux médicaments sont des médicaments d’urgence et ne sauraient être employés dans le traitement curatif de la constipation spasmodique de l’auto-intoxication intestinale.

Nous leur préférons de beaucoup les oléochjsmes et le Wiamnus frangula.

Entéroclysme.

Un des premiers moyens conseillés par les auteurs est le lavage intestinal^ fait avec la solution physiologique. •

Nous avons vu qu’il n’est ni indiqué, ni indispensable dans tous les cas d’entérite et d’auto-intoxication intestinale, et que son but principal n’est pas l’exonération de l’intestin.

Mais il est certain qu’il y contribuera sans que l’on puisse le regarder comme un moyen curatif de la constipation spasmodique.

En tout cas, plus le spasme est intense, contrairement à l’opinion de Lyon, plus on augmentera la température du lavage (40“ et au-dessus), plus on diminuera et la pression et la quantité de liquide introduite (500 centimètres cubes et même moins), et plus le malade aura de bénéfices à garder longtemps le liquide dans l’intestin.

Oléoclysme.

Mais le meilleur remède contre la constipation spasmodique est le traitement sgstématique par les lavements d'huile ou oléoclysmes.

Introduits dans la thérapeutique par Kussmaul et Fleiner, ils remplissent toutes les indications.

Ils ramollissent les fèces, ils les décollent de la paroi qu’ils lubrifient, ils sont calmants pour le spasme de fin-

TRAITEMENT

lestin et diminuent la résorption des substances toxiques produites par les selles.

On peut employer l’oléoclysme sous forme:

a) De lavages d’huile:

b) De lavements dliuile.

Lavages d’huile.

Les lava^^es d’huile sont surtout à conseiller, lorsque le siège de la constipation est très élevé.

Chez l’adulte, ^00 à 500 centimètres cubes d’huile pure (olive, pavots, sésame) et fraîche, chauffée à 40“.

Chez les enfants, 50 à 150 centimètres cubes seront introduits dans l’intestin avec le bock, le malade étant étendu sur le lit avec le siège élevé.

Bourget se sert pour l’oléoclysme et avec avantage d'huile de sauge.

Essence de sauge 3 gr.

Huile de sésame 1000 —

On peut employer, pour ces lavages, Y oléoclysme de Bourget, petit récipient de verre, qui évite que le bock et les tuyaux de caoutchouc soient souillés par l’huile, car ils sont d’un nettoyage difficile, surtout les tuyaux rouges.

On emploiera pour les nettoyer l’alcool.

L’huile doit pénétrer lentement, avec une pression aussi faible que possible (10 à 15 centimètres).

Aussi faut-il employer une longue sonde à large ouverture et quinze à vingt minutes seront-elles nécessaires pour introduire l’huile.

Si la selle ne se produit pas dans les quatre heures qui suivent le lavage, on donnera un lavement chaud.

Ces lavages d’huile seront continués chaquejour jusqu’à ce qu’ils soient suivis d’une selle molle, spontanée et suffisante.

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On diminue alors leur fréquence et les quantités d’huile introduites.

Lavements d’huile.

Les lavements d’huile, suffisants lorsque le siège de la constipation est bas (Siliaque), sont beaucoup plus simples, plus faciles et moins coûteux.

Le soir, au lit, avec une seringue en verre munie d’un petit embout recourbé en caoutchouc durci, on introduit dans le rectum 30 à 60 centimètres cubes d’huile chauffée à 40 ou 45”.

Le malade garde ce lavement jusqu’au matin si possible et ne le rend que le lendemain matin et le plus souvent avec la selle.

Les lavages et les lavements d’huile peuvent donc être envisagés, grâce à leur action antispasmodique, comme un traitement spécifique et pathogénique de la constipation spasmodique, qui caractérise l’auto-intoxication intestinale.

Mais ils ne sont pas toujours supportés et, lors même que l’on emploie une huile absolument pure et fraîche, on voit survenir quelquefois du ténesme rectal, fort douloureux, qui oblige à en suspendre l’emploi.

Enfin ils ne suffisent pas toujours.

Dans ces deux cas, nous devrons recourir au traitement médicamenteux ou thermal.

Traitement médicamenteux.

Nous employons dans ce cas deux laxatifs légers et non irritants de la Pharmacopée américaine :

L’extrait fluide de « Cascara sagrada » ;

L’extrait fluide de « Huamnus frangula ».

On prend ces deux médicaments sous forme de gouttes et

TRAITEMENT

dans un peu d’eau immédiatement avant le dîner ou le soir au coucher.

On commence chez les enfants par V gouttes, chez les adultes par X, et on peut aller, si c’est nécessaire, peu à peu et progressivement, chez les enfants jusqu’à L, chez les adultes jusqu’à G gouttes.

Dès que la dose suffisante pour amener une selle spontanée est atteinte, on la continue jusqu’au moment où la selle devient molle ; on diminue alors lentement et progressivement d’une goutte chaque fois, jusqu’à ce qu’on puisse se passer du médicament.

On peut employer aussi avec avantage, dans les cas bénins, l’infusionde thé de « Rhamnus frangula», unepincée, pour une tasse le soir au coucher.

Dans les cas plus tenaces, on conseillera les tablettes DE PüRGEN, une demie à deux le soir.

Traitement thermal.

Les cures thermales violentes sont absolument contreindiquées.

Toutes les cures devront être des cures très faibles et les quantités d’eau ingérées très minimes (50 à 150 grammes).

Garlsbad. — Carlsbad est très employé en Allemagne pour combattre la constipation de l’entérite chronique.

On emploie .de petites doses de Sprudel à l’intérieur et des infusions rectales de 200 à 500 centimètres cubes à 40° de la même source.

Marienbad et Hombourg. — Marienbad et Hombourg sont employés dans les mêmes conditions.

Tarasp-Vulpera; — ^ Tarasp-Vulpera, en Suisse, qui a l’avantage de joindre l’action thermale à un climat alpin de 1400 mètres, donne souvent de bons résultats, mais, je le répète, à la condition de n’employer que des petites doses d’eau.

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