ÉVACUER LES MICROBES PROTÉOLYTIQUES DE L'INTESTIN. MD
Entéroclyse antiseptique.
1“ Le lavac.e au tanin (i à 5 (/ranimes pour 1 litre) peut être employé dans les formes diarrhéiques et dans les poussées aiguës
Cette substance, sans être extrêmement désinfectante, est antitoxique; elle précipite les toxines intestinales en composés nsolubles et constipe légèrement.
Elle est inoffensive, et le seul inconvénient du tanin est la légère irritation de la muqueuse qu’il cause et qui s’accompagne souvent de spasmes intestinaux, quelquefois fort douloureux.
2° Le lavage au Colombo [10 grammes pour I litre) offre les même avantages et présente le même inconvénient, mais moins accentué que le tanin.
3° Le lavage a l’eau oxygénée au 1/12 [à la dose de 30 à 50 grammes pour 1 litre) est utile dans les poussées aiguës avec fétidité extrême des selles.
4° Le lavage a l’ichtyol [5 à 10 ou 15 gimnimes de la solution au centième pour 1 litre) donne de bons résultats au point de vue de la désinfection intestinale ; mais il est souvent irritant chez l’enfant.
5° Le lavage a l’eau boriquée [30 à 40 grammes pour 1 litre) ^ étudié et préconisé par Rovighi, est utile, mais dangereux, carplusieurs auteurs ont observé des phénomènes d’intoxication.
Résumé.
En résumé, lorsque le régime et les désinfections sont
INSUFFISANTS POUR COMBATTRE l’aUTO-INTOXICATION INTESTINALE, ON CONSEILLERA :
1“ Les lavages intestinaux a l’eau salée dans les cas moins graves;
2° Les lavages intestinaux a l’ichtyol dans les cas sérieux.
TRAITEMENT
2° L’exonération de l’intestin.
Combattre la constipation est, pour beaucoup de nos malades et souvent pour leur médecin, le but principal à atteindre.
La constipation est, il est vrai, fréquente dans l’autointoxication ; mais elle ne joue, comme nous l’avons vu, qu’un rôle très effacé dans sa pathogénie.
11 n’en est pas moins vrai qu’il faut combattre la constipation dans toute putréfaction intestinale un peu sérieuse.
Or la constipation est, dans la grande majorité des cas d’aUTO-INTOXICATION intestinale, non DENATURE ATONIQÜE, MAIS BIEN DE NATURE SPASMODIQUE.
Ce fait est (Tune haute imjmrtance au point de vue thérapeutique.
Nous emploierons pour combattre la constipation spasmodique :
A. Des moyens hygiéniques;
B. Des moyens thérapeutiques.
A. — Moyens hygiéniques.
Repos moral. — Conseiller une vie calme, tranquille, à la campagne, loin des émotions, loin des occupations et des soucis inhérents à la profession ou au ménage.
Repos intellectuel. — Exiger au début un repos complet lorsque la chose est possible.
Éviter les veilles et le travail du soir, lorsque le travail professionnel peut être repris.
Repos physique. — Le repos physique est indispensable.
Dans les cas sérieux, prescrire le repos au lit pendant quelque temps; sur la chaise longue ensuite.
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Dans les cas moins graves, éviter toutes les veillées, tous les exercices violents.
Se coucher tôt, se lever tard si possible.
Pour tous, on défendra les secousses de la course, des escaliers, de la voiture, du cheval, de la bicyclette, de l’automobile, car elles augmentent considérablement l’état spasmodique de l’intestin.
Le repos sera surtout exigé pour les femmes au moment des époques, car on sait combien à ce moment les poussées intestinales sont fréquentes.
Psychothérapie. — On connaît toute l’influence qu’exerce le moral sur l’état physique. Les malades souvent déprimés, désespérés, seront remontés.
On leur expliquera la nature de leur maladie, l’autointoxication qui en résulte, les symptômes physiques et nerveux qui en découlent, les phobies qui les accompagnent.
Lorsque le malade aura compris qu’il n’est pas une exception, que les symptômes pénibles qui le tourmentent se retrouvent aussi chez d’autres, il se rassurera.
Alors on pourra lui montrer que la maladie dont il souffre est longue, sujette à des hauts et à des bas, à des périodes bonnes et mauvaises, mais qu’elle est guérissable et qu’avec sa guérison disparaîtront tous les symptômes qui l’ont accompagnée.
Il est indispensable, en effet, que le malade ait la plus grande confiance dans son traitement pour accepter de suivre un régime long et ennuyeux, pour y consacrer le temps nécessaire, pour supporter sans désespérance les mauvais jours qui sont inévitables, même avec un -traitement bien compris, bien appliqué et bien suivi.
TRAITEMENT
B. — Moyens thérapeutiques.
Nous l’avous vu, dans V auto-intoxication intestinale, la constipation est presque toujours spasmodique.
Or ce fait est d’une importance considérable au point de vue thérapeutique.
Il nous montre que tous les médicaments et moyens physiques que Von emploie dans la constipation atonique doivent être ici soigneusement évités, car, après avoir exonéré l’intestin, ils le laissent irrité et augmentent par conséquent la constipation.
Les aliments irritants contenant beaucoup de cellulose (les légumes et les fruits) seront interdits.
Les graines irritantes de lin et de psyllium, que l’on conseille quelquefois et avec succès dans l’atonie intestinale, seront évitées.
Les purgatifs drastiques : eau de vie allemande, jalap, etc., les purgatifs salins seront défendus.
Il en est de même de l’hydrothérapie froide et violente, du massage intestinal, du faradisme de la paroi abdominale ou du rectum.
Il faut éviter enfin, dans la constipation spasmodique, les cures thermales violentes avec les eaux de Garlsbad,de Marienbad, de Tarasp, de Brides, etc.
Tous ces moyens, qui donnent des résultats remarquables dans la constipation atonique, ont un effet final déplorable dans l’entérite membraneuse et dans la constipation spasmodique de l’auto-intoxication intestinale.
Le seul purgatif que l’on puisse employer en cas d’urgence, le seul qui ne soit pas irritant et par conséquent pas nuisible, à la condition d’être employé à dose modérée et pas trop fréquemment, est Vhuile de ricin.
Pour les enfants, on peut le remplacer quelquefois par