I. — STIMULER LES FONCTIONS ANTITOXIQUES INSUFFISANTES
Nous avons vu combien l’insuffisance des fonctions antitoxiques de l’organisme était une cause puissante d’autointoxication.
Pouvons-nous espérer de pouvoir un jour agir sur cette cause et la combattre.
Tout le fait supposer, car Vorganothérapie^ qui se propose de suppléer à l’insuffisance des organes, n’a pas dit son dernier mot; elle ne fait que débuter et sort peu à peu de l’empirisme.
L’org'anothérapîe.
Nous avons, il y a douze ans bientôt, proposé dans une communication au congrès des médecins suisses, ce terme d’organothérapie qui a été adopté par tous les pays, la France exceptée, où le mol A' opothérapie est plus volontiers employé.
L’organothérapie cherche à substituer à l’organe insuffisant de l’homme l’organe sain de l’animal ou ses produits.
Mais nous n’en sommes encore qu’à la période de l’empirisme, et les résultats cliniques favorables obtenus par l’or-
STIMULER LES ÉMONCTOIRES INSUFFISANTS
gano thérapie fait avec les organes in toto ne peuvent donner de certitude sur la méthode en général.
En effet, dans la pratique de l’organothérapie, on se propose d’introduire artificiellement un principe normalement déversé par une glande qui paraît être insuffisante en tout ou en partie.
Mais ce principe, on ignore quel il est, en quel état il est déversé dans le sang et en quelle quantité.
On ne sait pas si, à côté de lui, il n’en existe pas d’autres provenant de glandes vicariantes et qui, du fait de l’organothérapie, vont se trouver en excès dans l’organisme.
Tous ces faits sont inconnus, et nous ne pouvons faire que des hypothèses.
L’organothérapie est un mode de traitement dont on peut -espérer beaucoup, la thyroïdo thérapie le prouve ; mais, jusqu’à ce que nos connaissances chimiques des organes à sécrétion interne soient plus étendues, tout traitement organothérapique ne peut être qu’empirique.
Dans l’insuffisance digestive :
Nous POUVONS DÉJÀ ACTUELLEMENT REMPLACER LES ENZYMES DIGESTIFS INSUFFISANTS.
La pancréatine^ la taka diastase^ la kinase sont à notre disposition dans les insuffisances digestives provenant de l’intestin.
La (jastérine de Fréniont et la dyspeptine de Hepp^ comme la pepsine et V acide muriatique^ nous rendront les mêmes services dans l’insuffisance digestive de l’estomac.
Siegert dernièrement encore nous a montré l’influence favorable du pancréone sur l’athrepsie et l’auto-intoxication qui l’accompagne.
Enfin, dans l’insuffisance des fonctions antitoxiques de l’intestin, nous avons vu tour à tour la lécithine^ le r/iomnol, Vhistoyénol employés pour stimuler les défenses -de l’intestin.
Combe. — Auto-intoxication intestinale.
TRAITEMENT
Dans l'insuffisance du foie : les extraits de foie, Vhéparaden^ ont été employés et bien souvent avec succès.
Dans rinsufiisance thyroïdienne ; la thyroïodine a donné, comme on le sait, de brillants résultats.
Dans l’insuffisance des capsules surrénales : l' épinéphrine a donné des résultats certains.
Mais, encore une fois, toutes ces applications empiriques demandent à être revues, et l’appréciation scientifique de cette méthode ne pourra être faite que le jour où seront isolés les principes actifs de ces organes.
Les ferments métalliques.
Le nouveau chapitre thérapeutique que Robin vient d’inaugurer avec les ferments métalliques nous ouvre aussi des horizons nouveaux sur l’action que nous pourrons obtenir dans l’avenir en stimulant ou en vicariant les organes antitoxiques insuffisants de l’organisme.