FOIE
Dans la réalisation des phénomènes morbides, continue Cliarrin, la simplicité est chose rare. Si l’on se rend compte des changements que les toxines intestinales impriment au foie, on peut à la rigueur, pour éclairer la genèse des altérations hématiques que nous venons de signaler, incriminer aussi la participation du foie.
La physiologie pathologique nous apprend, en effet, que, en dehors des fonctions d’hématopoièse active de la vie fœtale, la glande hépatique facilite encore les épanchements hors des capillaires en agissant sur' la fibrine^ le /*er, les matières minérales^ la coagulation.
En outre, grâce à la bile, le foie modifie les globules rouges, la vitesse et la pression du contenu des vaisseaux.
On le voit, le foie malade agit de plusieurs manières sur la composition du sang.
Or, à la suite des obstructions partielles de l’intestin ou chez les sujets qui ont reçu des substances puisées dans le canal alimentaire, on note dans le foie des lésions, des hémorragies et diverses autres modifications. Par zones, les trabécules sont disloquées, les cellules dégénérées et la réduction de la chromatine en poussière semble indéniable. En revanche, la sclérose est à peine marquée, peut-être
PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE
en raison de la durée relativement brève des processus.
En tout cas, qu’on les obtienne après avoir pratiqué une occlusion de l’iléon ou des injections aux animaux, les résultats, analogues à ceux de Lewin, prouvent que, visà-vis de la glande hépatique, les attributs pathogènes de ces produits intestinaux sont très accentués.
Malheur à la glande biliaire qui ne bénéficie pas de la salutaire protection d’une muqueuse digestive intacte! Dans son sein, comme Charrin l’a reconnu avecCooffi, s’entassent des poisons propres à accroître notablement la toxicité de son parenchyme et à le détériorer.