‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 47 sur 182 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

Chez les animaux injectés, la rate présente une série d’anomalies : ses corpuscules de Malpighi sont altérés; la chromatophilie est diminuée; l’évolution des lymphocytes paraît incomplète et, par leur réduction, les macrophages laissent soupçonner le manque d’activité des défenses de l’économie.

Là encore, dans ces multiples constatations, se manifeste la complexité des actes morbides. Si, en effet, ces composés nuisibles puisés dans le tube gastro-intestinal agissent sur le sang, le parenchyme hépatique et le tissu splénique; par contre-coup ce parenchyme et ces tissus s’actionnent réciproquement.

Des expériences de Charrin, poursuivies avec Moussu, placent en lumière celte action du second sur le premier. Après avoir pratiqué une fistule vésiculaire, lié le cholédoque et mesuré la teneur de la bile en pigments, il suffit d’enlever la rate pour enregistrer, dans la majorité des cas, un rapide abaissement dans les proportions de ces pigments.

Différentes données permettent, d’ailleurs, d’élucider le mécanisme de cette modification.

D’une part, lorsque, à l’aide de poisons déterminés, ainsi que l’a fait Jaweinn, ou par l’introduction de sang dans le péritoine, on libère une certaine quantité d’hémoglobine, on voit augmenter les matières colorantes de la bile.

D’autre part, avec Portier, Pétrone, Korschum et Morgenroth, on reconnaît qu’au sein de la boue splénique le phénomène hémolytique est assez actif. S’il s’exagère, l’hémosidérine peut s’accumuler dans la glande biliaire.

Aussi paraît-il possible de soutenir, comme Bleichrœder et Meunier, que des débris globulaires, ferriques -ou chromogènes, engendrent des cirrhoses du foie.

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