APPAREIL RESPIRATOIRE
Les notions acquises permettent de comprendre que de son côté, directement ou non, la petite circulation doit subir l’influence des produits intestinaux.
Chez l’homme, chez le nouveau-né, à la suite d’une occlusion intestinale, de fermentations digestives excessives, ou simplement d’une constipation opiniâtre, on observe des congestions du poumon, des bronchopneumonies, dont quelquefois le germe dérive de l’intestin.
Chez les animaux, l’introduction de ces poisons du tube digestif détermine des modifications dans le parenchyme pulmonaire se bornant habituellement à une hyperémie plus ou moins prononcée.
Pour expliquer ces désordres, séduits par les récentes données des auto-intoxications, des auteurs ont cru devoir mettre uniquement en cause des actions dues à des substances stables ou volatiles, provenant du tube digestif.
Assurément, du contenu de l’iléon, on extrait des corps aptes à influencer les vaso-moteurs. Du liquide emprisonné dans un sac herniaire, Grossmann a retiré une base voisine de la muscarine, qui, injectée dans les vaisseaux, provoque dans le poumon de rapides stases sanguines.
Tout indéniable que soit le mécanisme toxique, l’ancienne pathogénie, basée sur des interventions nerveuses, n’en subsiste pas moins.
Si, en effet, conformément aux essais de Arloing, Morel,, François Franck, on irrite la muqueuse gastrique d’un animal, on note, dans le réseau pulmonaire, des élévations de pressions, et les sections successives du vague et du sympathique mettent en évidence ces voies centripètes et centrifuges suivies par ce réflexe. Ce sont ces élévations de pression qui provoquent ces insuftîsances tricuspidiennes fonctionnelles, signalées par Potain et Teissier au cours d’une série d’affections abdominales.