‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 50 sur 182 · SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX

Siège des névrites auto-toxiques ou ptomaïniques étudiées par Kouchev (1) dans leurs conséquences paralytiques, les nerfs périphériques ne sont pas les uniques parties du système nerveux impressionnées par les poisons intestinaux.

Les centres ne sont nullement indemnes. A coup sûr, la durée relativement courte de la maladie des animaux n’a ordinairement pas permis aux dégénérescences médullaires systématiques ou autres d’évoluer.

(1) Kouchev, Semaine médicale, 1904, p. 327.

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

En revanche, Charria a découvert des congestions méningospinales et surtout de fréquentes hémorragies méningées ou encéphaliques. Ces mêmes lésions se rencontrent chez les enfants provenant de mères tuberculeuses, alcooliques, anémiques, etc., qui sont eux-mêmes atteints de gastroentérite.

D'ailleurs, depuis longtemps, entre des affections du névraxe et les fermentations du conduit alimentaire, on a établi de nombreuses relations.

En effet, Féré a noté les effets déprimants de certaines digestions, et Sœlber, Pron et Mendel ont rattaché à l’intervention de ces produits des vertiges et des troubles psychiques variés; ces opinions sont à rapprocher de la pratique des aliénistes, qui, en usant de purgatifs, obtiennent de passagères améliorations.

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